Nicolas de Largillière (1656-1746) à Drouot

Par jeudi 16 mai 2019 Permalink 1

Bien que né à Paris d’un père chapelier, Nicolas de Largillière passe son enfance à Anvers et fait donc ses premiers pas de peintre en Flandre. Sa carrière le mène ensuite en Angleterre et ce n’est qu’en 1682 qu’il rentre en France. Le flamand van der Meulen, peintre des Batailles sous Louis XIV, le prend sous son aile et Lebrun le remarque. Il est reçu en 1686 à l’académie de peinture comme peintre de portrait et d’histoire avec le portrait justement de Lebrun conservé au Louvre. L’oeuvre du maître est prolifique puisque 1500 tableaux lui sont attribués. La mise en valeur de ses modèles, la richesse décorative de ses œuvres, les somptueuses étoffes excellemment rendues par sa riche palette font de lui un artiste très recherché dans le milieu des grands bourgeois, des magistrats, des parlementaires et des financiers.

Ceci étant dit, le tableau en une, portrait présumé de Jean André Soubry (1703-1774), Trésorier de France à Lyon, fils de Jacques Soubry (1656-1740), échevin à Lyon en 1737, vers 1729, huile sur toile, rentoilée, (ça n’a pas arrêté les acheteurs), 81 x 65 cm, ancien cadre en bois doré, s’est particulièrement fait remarqué hier à Drouot chez Beaussant Lefèvre ovv. Estimé 30 à 40 000 € (vous comprendrez pourquoi plus loin), le feu des enchères entre des téléphones et des marchands dans la salle jouant le rôle d’intermédiaires propulsèrent le tableau à prêt de 600 000 €, soit 20 fois l’estimation basse!

Signalons pour expliquer l’estimation que la paire d’huile sur toiles de Nicolas de Largillière (ci-dessous), 101 x 81,5 cm, avait été proposée par Toulouse Marambat-de Malafosse le 22 juin 2017 avec une estimation entre 40 et 60 000 € sans trouver preneur.

Frédéric Le Quer