Nicolaas Warb (1906-1957)

Par dimanche 1 mai 2022 Permalink

Restons cette semaine sur les peintres hollandais qui ont travaillé en France au cours du XXe siècle avec cette fois une femme tenante de l’abstraction géométrique influencée par le constructivisme!

Nicolaas Warb née Sophie Warburg décide à 22 ans de s’installer à Paris après des études à l’académie d’Amsterdam. Sans surprise elle traîne du coté de Montparnasse, prend des cours à l’académie de la Grande Chaumière et fréquente les artistes de l’école de Paris. Styliste pour les grands magasins par l’intermédiaire de Kees Van Dongen qui la présente, ce n’est qu’en 1939 qu’elle se concentre sur la peinture et invente son pseudonyme masculin pour être prise au sérieux en sentant qu’elle entrait dans un monde d’homme. A partir de 1946, Nicolaas Warb participe au salon des réalités nouvelles. En 1947, elle y écrit ceci: “Le besoin de créer des formes et des rapports de couleurs est une impulsion naturelle à ceux qui ont le sens esthétique, qu’ils soient civilisés ou primitifs. L’art abstrait nous en donne particulièrement les moyens. Progresser par l’oeuvre d’art, c’est rendre dynamique, réaliser la synthèse de la vie, de la ligne, de l’espace et du mouvement.”

La cote de Nicolaas Warb est très fluctuante compte tenu de sa notoriété assez faible, décédée trop jeune d’un cancer. Le 21 avril 2022, il y a quelques jours donc, la maison Boisgirard-Antonini à Drouot présentait “Hilarité” de 1949 (en une), une huile sur panneau, située « Paris » au dos, 56,5 x 49 cm, qui multiplia par 6 son estimation haute en se vendant 11 850 €. Le focus actuel sur les artistes féminins n’y est peut-être pas pour rien.

Autrement chez Tessier Sarrou à Drouot le petit dessin ci-dessous 8 x 6 cm aquarelle sur crayon de papier de 1950, s’échangea 279 € le 14 décembre 2018.

Dernier exemple avec une vente de la maison Aguttes à Neuilly de 2014 où il fallait prévoir 4590 € pour acquérir l’huile sur panneau ci-dessous, 65 x 51 cm.

Frédéric Le Quer

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