Nationalisme allemand – Cosmopolitisme français

Par vendredi 3 août 2018 Permalink 1

L’influence du cosmopolitisme français en Europe connut son apogée en septembre 2015 quand la chancelière allemande décide d’ouvrir les frontières aux réfugiés. Officiellement, elle veut ainsi prévenir la crise humanitaire qui s’annonce en Hongrie en raison de l’afflux de migrants et de la fermeture de la frontière avec l’Autriche. De son coté, cela fait quarante ans que la France connait une immigration régulière et importante. La population s’y transforme progressivement de façon manifeste. L’attitude allemande ne fera qu’accélérer les choses.

La brèche dans le nationalisme allemand opérée par Merkel était osée. Il fallait bien la popularité de cette femme qu’on appelait encore Mutti à l’époque, pour l’ouvrir. “Wir schaffen das”, encouragea-t-elle son peuple un peu abasourdi par l’entreprise. La délinquance s’accentuant sans cesse dans les mois qui suivirent, le cosmopolitisme cher aux français, à certains français plutôt, fit long feu, encouragé maintenant par des pays de l’UE de plus en plus nombreux, tels  le groupe de Visegrad, l’Italie, la Pologne, la Croatie, l’Autriche, le Danemark à se rebeller contre le diktat immigrationniste.

Le nationalisme allemand est donc en train de renaître de ses cendres. L’état d’esprit de certains Länder et de quelques pays étrangers attise cette réaction en soufflant sur des braises, en fait, jamais éteintes. Au niveau intérieur la Bavière est actuellement en première ligne à cause des élections régionales d’octobre prochain mais tous les Länder de l’ancienne Allemagne de l’est sont sur la même longueur d’onde. L’AfD y a des chances de surclasser la CSU ce qui serait un séisme dans la vie politique. Au niveau extérieur un homme s’arroge  la mission de rameuter les nationalistes allemands: Viktor Orban.

Pour ce faire, le premier ministre hongrois essaye incontestablement de rouvrir l’antagonisme franco-allemand en déclarant à propos des dérives mondialistes de l’UE:  “L’idée des Français, fondamentalement, c’est d’imposer un leadership français, tout en le finançant par de l’argent allemand.”  Et d’analyser: “la nation, la conscience nationale, le sentiment d’appartenance à une nation sont considérés sous clef négative et comme devant être dépassés”. Et de prévenir: “S’il n’y a plus de frontière les européens sont interchangeables avec les immigrés”. Bien que Orban ne cite jamais nommément Emmanuel Macron, notre président est dans le colimateur et Orban, de plus en plus présent sur la scène internationale, met en garde la première puissance économique européenne contre lui.

Le nationalisme allemand renaît donc actuellement de ses cendres. Il influencera toute l’Europe du nord et de l’est s’il redevient un sentiment majoritaire et ce sera la mort du cosmopolitisme français. Ce dernier n’a néanmoins pas perdu la bataille. Les instances bruxelloises le soutiennent aveuglément. Toutes les multinationales et leurs dirigeants sont derrière lui. La propagande médiatique véhiculant un carcan intellectuel réussira-t-elle encore à étouffer l’instinct de survie des tenants de la culture judéo-chrétienne?

Frédéric Le Quer