Mouvements sociaux au Maroc

Par mardi 26 décembre 2017 Permalink 5

Ce qui se passe au Maroc ne peut laisser indifférent de l’autre coté de la Méditerranée. Par exemple, près de 3 millions de marocains vivent en France (population du Maroc: 34 millions d’habitants) ou, autre exemple, la population de la célèbre ville de banlieue bruxelloise Molenbeeck est majoritairement composée de marocains. Donc le mouvement social qui prend forme dans ce pays du Maghreb depuis quelques jours, n’est pas anodin.

Des gueules noires extraient clandestinement du charbon de mines désaffectées du coté de Jerada, ville qui se meurt à la manière de ce qui est advenu des nôtres dans le nord et l’est de la France dans les années 70-80. 60 000 habitants, il y a quelques années, plus que 45 000 maintenant. Comme il n’existe évidemment là-bas aucun traitement social du chômage (dans les pays musulmans le bonheur est promis pour après la mort, pas pendant la vie surtout pour les pauvres!), des mineurs continuent de prélever du charbon à mains nus sans prendre la moindre sécurité. Résultat, 2 morts de 25 et 30 ans exacerbent la tension sociale déjà forte après que cette année un poissonnier dans la région d’à coté se soit fait broyer dans un camion poubelle en voulant récupérer sa marchandise…

Le gouvernement marocain ne propose aucune alternative économique à la misère à part l’émigration de masse que le pays connait depuis son indépendance en 1956. Ce peuple esclave se réfugie dans la religion comme un naufragé sur un canot de sauvetage car s’il se révolte, la répression est sanglante. L’occident remédie à l’inconséquence des élites marocaines en acceptant le trop plein de population. Tout cela est délirant, les états européens se faisant les complices des lamentables dirigeants marocains. Vu le nombre considérable de jeunes qui viennent étudier en France, il existe forcément le terreau pour remplacer ceux qui sont en place. Stoppons là encore le transfert de population vers l’Europe qui a le rôle de soupape, et inévitablement le changement finira par intervenir dans cette monarchie moyenâgeuse. Aux marocains de se battre au lieu de fuir.

Frédéric Le Quer