Minneapolis n’est pas en France

Par lundi 1 juin 2020 Permalink 1

Tous les soirs de grandes villes américaines continuent de s’embraser après la mort du désormais tristement célèbre George Floyd. Pour nous français, cela prend une résonance bien différente que, par exemple, les émeutes de 1967 à Détroit et dans le reste des Etats Unis. La France ethniquement homogène des années soixante a disparu. Ce que les français regardaient comme une curiosité typiquement anglo-saxonne est devenu le lot quotidien de la vie les soirs d’été dans certaines banlieues comme actuellement à Argenteuil. Les problèmes des Etats Unis sont devenus les nôtres… de très loin.

Il y a une différence de taille qui rend les tensions outre-Atlantique moins graves que chez nous. Le noir américain se sent profondément américain. Son problème quand il en a un, n’est pas culturel mais économique. Financièrement aux abois, dans une société où l’homme est un loup pour l’homme, il effraie les blancs et les autres noirs tentant de vivre le rêve américain. Des associations noires se plaignent d’ailleurs des violences fomentées en ce moment jour après jour. Elles nuisent à leur normalité. Elles nuisent aux business en général. Leur coté “émeutes de la faim” avec le pillage systématique de magasins en dit long sur le drame qui les sous-tend avec une crise économique terrible liée à la crise sanitaire. Floyd venait de quitter le Texas pour Minneapolis pour trouver du travail. Si l’individu est souvent prêt à verser un peu de son argent pour aider les pauvres dans leur ensemble, la vision palpable, réelle de l’un d’entre eux l’affole. La police américaine sert à cacher à tout prix le sein que les “bons” américains ne sauraient voir. Et quand elle le fait mal, il apparaît bandant, turgescent à la face de l’Amérique pudibonde.

En France, c’est autre chose. Il s’agit maintenant de la part des immigrés d’imposer aux français de souche leurs us et coutumes. Ils sont restés ceux qu’ils étaient dans leur pays d’origine. Leurs enfants restent ce que leurs parents sont, imperméables à l’histoire du pays dans lequel ils vivent. Tout ce qui rappelle l’état français de prêt ou de loin est honni. Ce n’est pas une question économique mais un problème culturel. L’islam mène une guerre à la laïcité française et tout et n’importe quoi sert de prétexte au soulèvement des populations afro-musulmanes.

Alors qu’aux Etats-Unis un “make america great again” a du sens pour tout le monde, la simple notion de nation française est chez nous sujette à controverse. L’avenir de la société française est bien plus sombre que celui de la société américaine.

Frédéric Le Quer

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