Midterms

Par mercredi 7 novembre 2018 Permalink 3

Les midterms font apparaître qu’il n’y a, dans la population, aucun rejet de Donald Trump. Bien au contraire, les élections renforcent les positions du président au sénat puisque là où il a fait campagne en faveur des gouverneurs républicains, ceux-ci ont été élus. La chambre des représentants passe comme prévu démocrate (l’alternance a toujours lieu à ce moment) mais sans raz de marée avec peut-être seulement une douzaine de sièges d’avance.

Pour nous français, cet événement pourrait, comme dit Chirac, nous en toucher une sans faire bouger l’autre, s’il ne témoignait pas, une fois de plus, d’un état d’esprit qui se propage aussi en Europe. La mondialisation a du plomb dans l’aile. Ses propagandistes ne renversent pas la vapeur malgré leurs médias et leurs think tanks. Cela fait des décennies que les peuples voient ce que ce mouvement engendre non seulement en terme d’appauvrissement culturel et financier mais aussi en terme de guerre sur la planète. Les wasp américains tant qu’ils sont encore majoritaires, veulent voir la globalisation reculer. Les européens de l’est et du centre, épargnés jusque là, se protège contre le risque d’en être victime un jour. L’Italie et l’Allemagne ont une évolution parallèle à celle des américains avant qu’il ne soit trop tard. Seuls la France et le Royaume Uni semblent débordés.

Donc, ces élections loin d’être un désaveu pour le camp souverainiste car Trump est le premier des souverainistes (America first ou make America great again), ne font que renforcer les positions idéologiques des Orban, Salvini, Netanyahu et consorts. Rappelons enfin que Donald trump est l’un des rares présidents à ne pas avoir ouvert de conflit armé avec une puissance étrangère au cours de son mandat. Ce fait devrait mettre fin au parallèle entre guerre et nationalisme mais avec la post vérité…

Frédéric Le Quer