Merkel vire sa cuti

Par samedi 27 octobre 2018 Permalink 3

Sur la scène internationale, Angela Merkel a bien plus besoin de Viktor Orban que d’Emmanuel Macron pour se maintenir au pouvoir. Et ça se sent de plus en plus. Le couple franco-allemand part en lambeaux.

La chancelière allemande comprend élection régionale après élection régionale que le champ nationaliste dans lequel évolue le premier ministre hongrois fait davantage écho aux interrogations de la population allemande que l’angélisme immigrationniste du président français. S’il est sans doute exagéré de dire avec le quotidien “Der Spiegel” que “c’est Orban qui dicte ses conditions” à Merkel, il devient évident que Macron apparait comme le chien qui aboie devant la caravane qui passe. Et si ce dernier en est à accuser implicitement Merkel de démagogie concernant sa décision de ne plus vendre d’armes à l’Arabie Saoudite après le meurtre du journaliste, celle-ci s’en fiche bien et laisse son allié enlisé dans ses problèmes de déficit du commerce extérieur. L’Allemagne peut se permettre d’arrêter ses ventes d’armes du moment qu’elle continue à fourguer ses bagnoles aux pays du golfe.

Plus le temps passe, plus les élections européennes s’annoncent comme un désastre pour Emmanuel Macron. Après s’être sottement mis en scène en se prenant pour le sauveur de l’Union Européenne au travers de valeurs qui n’appartiennent qu’à lui, son isolement politique lui fait perdre ses nerfs. Viktor Orban, au contraire, a le vent en poupe et Angela Merkel en animal politique, préfère dorénavant prendre son sillage plutôt que de s’effondrer en participant aux délires du français.

L’UE n’est pas progressiste parce qu’elle fait entrer toute la misère du monde sur son sol. Au contraire même, cet ajout de population brutal la fait décliner: à preuve, les résultats scolaires des élèves dans nos écoles qui s’effondrent face aux autres pays dans les classements internationaux, à preuve, l’insécurité grandissante sur une très large partie du territoire hexagonal, à preuve, l’odieux sexisme en vogue à cause de l’islam qui dégrade l’image de la femme, à preuve des déficits budgétaires qui ne se résorbent pas, à preuve les impôts directs et indirects toujours plus lourds qui matraquent un peuple appauvri, à preuve, un pouvoir d’achat qui baisse, à preuve, des retraites prises de plus en plus tard pour des pensions de plus en plus faibles, à preuve, à preuve, à preuve… Et comme un fou capricieux, l’hôte de l’Elysée persévère dans l’erreur. Mais seul. Merkel, elle, a déjà viré sa cuti!

Frédéric Le Quer