Mélenchon se déguise en nationaliste

Par lundi 10 septembre 2018 Permalink 1

La semaine dernière ce fayot de Mélenchon a ciré les pompes d’Emmanuel Macron en le rencontrant à Marseille. Le lèche babouche a l’habitude de se dégonfler comme une baudruche. La scène n’a donc rien d’étonnant. Ce qui est peut-être plus intéressant, c’est de voir les médias essayer de faire de cet homme un nationaliste! Plus c’est gros… Lui se laisse faire comptant sur la méprise de quelques citoyens pour obtenir des voix. Et la supercherie va son petit bonhomme de chemin puisqu’on entend même des journalistes comparés la France Insoumise au nouveau parti allemand de gauche nationaliste Aufstehen.

Mélenchon est un internationaliste et son parti, il suffit de voir ses membres dirigeants, l’est aussi. Sans doute lutte-t-il contre l’ultralibéralisme mais avec son angle très favorable à l’immigration, il en est complice. Les gens comprennent de plus en plus que l’idéologie mondialiste se nourrit autant de la libre circulation des hommes que des marchandises. Il en va du taux de profit du capital avec l’élagage des droits sociaux et l’uniformisation des revenus tirés vers le bas à l’échelle planétaire.

Les médias tentent de semer la confusion dans l’esprit du citoyen distrait. En orientant des voix souverainistes de gauche vers la France Insoumise, il s’agit de diviser un camp populiste aux contours assez flous en France. Marine Le pen qui était devenue de gauche avec Philippot, a l’air de repasser du coté de sa nièce, i. e. genre Steve Bannon droite souverainiste américaine très assumée. Philippot, lui, semble avoir disparu des radars. Nicolas Dupont Aignan entretient sur son positionnement droite ou gauche un brouillard qui jusqu’à présent ne lui a pas permis de ratisser très large. Son gaullisme doit être précisé. Asselineau, le plus intelligent, est évidemment le moins compris!

Donc des journalistes, certainement, en cela, très incités par leur direction, découvrent un positionnement encore presque inconnu en France de gauche souverainiste à Mélenchon. Nos ploutocrates loin de vouloir éclairer le débat jette ainsi la confusion dans les rangs de ceux qui les combattent. Avant les élections européennes qui s’annoncent difficiles pour le camp de la bien pensance, obtenir un résultat le plus clairsemé possible, le moins objectivement lisible serait déjà une petite victoire pour l’UE.

Frédéric Le Quer