Maximilien Luce (1858-1941)

Par samedi 28 avril 2018 Permalink 1

Maximilien Luce fait partie de la cohorte des bons peintres post impressionnistes à la production abondante formant un peu le socle du marché de l’art français en permettant aux classes moyennes supérieurs de s’offrir un joli tableau avec quelques milliers d’euros. Le destin est malicieux pour celui qui, issu d’une famille d’ouvriers, anarchiste participant dès 13 ans à la commune de Paris, trône dorénavant dans les bonnes maisons aux intérieurs bourgeois!

Maximilien Luce débute comme graveur sur bois. Les voyages formant la jeunesse, il part vivre quelques temps en Angleterre. Attiré par le mouvement impressionniste dont la renommée commence enfin à poindre quand il a 20 ans, il se retrouve vite captivé par les leçons divisionnistes de Seurat. Très ami avec Signac, quelques tableaux marqueront sa période pointilliste. Quelques autres aussi le verront rejoindre plus tard le fauvisme avant qu’il ne revienne à ses premières amours impressionnistes faisant de lui le témoins de scènes urbaines parisiennes sans qu’il ne dédaigne les vues champêtres et les portraits. Maximilien Luce passe toute sa vie à Paris puis acquiert en 1920, pour ses vieux jours, une maison à Rolleboise, pas très loin de chez Monet qu’il visite régulièrement.

En une, en photo, il s’agit d’Issy-Les-Moulineaux peint en 1920, un autre temps (!), grande huile sur toile de 91 x 121 cm vendu chez Azur Enchères Cannes svv le 29 mars 2014 contre la somme de 38 900 €. Ci-dessous une toile des années trente vendue chez Tajan le 30 mars 2017, Badauds devant un chantier,  43 x 32 cm, fit 7800 €.SAM_6930

Enfin terminons par cette scène familiale à Rolleboise, huile sur toile 38 x 46 cm qui pouvait être gagnée pour environ 6200 € chez Le Chesnay Enchères le 7 février 2015.SAM_6931

Frédéric Le Quer