Matteo Salvini ne s’en laisse pas conter

Par Lundi 21 mai 2018 Permalink 1

“Que les français s’occupent de la France et ne mettent pas leur nez dans les affaires des autres!” Voilà comment l’italien Matteo Salvini a répondu à Bruno Le Maire qui tentait de lui faire la leçon. Notre odieux ministre des finances, celui qui rémunérait son épouse avec les deniers de l’état pour un travail parlementaire imaginaire mais qui maintenant a décidé de pressurer ses concitoyens avec acharnement (la rigueur ce n’est pas pour lui mais pour les autres), a été renvoyé dans ses cordes. Le ministre mondialiste ne croit pas plus en la souveraineté du peuple français qu’en la souveraineté des autres peuples. Mais les italiens veulent encore un libre arbitre que Bruxelles et le gouvernement français leur refusent. Le combat va être dantesque. Tous les patriotes de tous les pays ne peuvent qu’espérer la victoire des transalpins.

Macron et le gouvernement concoctent actuellement comme joyeusetés après l’augmentation de la CSG pour les retraités, une augmentation des cotisations sociales salariales au travers d’un deuxième jour de solidarité comme celui d’aujourd’hui. Pour faire bonne mesure une baisse des dépenses sociales est aussi dans les cartons. Par contre, d’autres pays ne voient pas l’avenir de cette façon. Au Portugal, l’augmentation du salaire minimum,  l’augmentation des retraites et des allocations familiales, les renforcements du droit du travail, les baisses des impôts pour les salariés les plus modestes, l’arrêt des privatisations de services et d’infrastructures publics, la lutte contre la précarité ont été couronnés de succès et voient le pays devenir “l’un des meilleurs élèves de l’Europe” comme on dit en général plutôt pour les pays du nord! Le prochain gouvernement italien choisit lui aussi un programme anti austérité et est soutenue par 60% de sa population.

Si le Portugal, petit pays, a pu faire ses réformes presque en douce, en tout cas loin du feu des projecteurs, l’Italie, grand pays européen n’aura pas cette chance. Gageons que les forces de la finance internationale, les banquiers centraux, les européistes ultralibéraux vont s’abattre impitoyablement sur lui pour le faire échouer! Ils ont déjà commencé avec des taux souverains qui montent de jour en jour. L’Italie a besoin du soutien des peuples contre leurs élites qui leur demandent avec toupet d’adhérer  à l’austérité qui les appauvrit pour mieux enrichir les autres. Les français doivent comprendre que la réussite du prochain gouvernement italien peut mettre un coup d’arrêt à l’oppression sociale dont Macron est le parangon. L’Italie va mettre le désordre, le bordel. Elle peut parachever ce qu’à commencer à faire la Grande Bretagne et mettre à bas une organisation supranationale antidémocratique. Il faut en finir avec une attitude qui consiste à être toujours plus dur avec les faibles et toujours plus arrangeant avec les forts.

Frédéric Le Quer