Mathilde Poulvelari (1876-1956

Par samedi 27 juin 2020 Permalink 1

Si l’art brut est une niche très intellectuelle de l’art moderne, l’art naïf en est une espèce de subdivision douteuse à l’esthétique qui, lorsqu’elle est hors norme, fait crier au miracle (le douanier Rousseau), mais qui bien souvent se révèle trop simpliste pour véhiculer une pensée élaborée. Mathilde Poulvari est entre les deux.

L’artiste est une autodidacte plutôt décalée prétendant être venu à la peinture pas les esprits des maîtres anciens Velázquez, Goya et Rembrandt. Totalement dédaignée à sa mort, sans héritier, ni argent, cette bordelaise eut son atelier vendu à l’encan sur le pas de sa porte au prix des châssis! De très bonnes affaires furent faites ce jour là puisque Mathilde Poulvelari retrouve de nos jours, aux yeux des amateurs d’art, quelques lettres de noblesse.

Citons le tableau en une, “Le char de la victoire”, huile sur toile 100 x 73 cm, qui obtint à Marseille chez Leclère svv, le 3 décembre 2011, une enchère à 10 000 €. Faisons aussi état d’une vente à venir chez De Baecque & associés à Marseille le 30 juin 2020 où trois tableaux de l’artiste, Poulvelarie y est écrit avec un e à la fin, issus d’un collection d’art naïf seront présentés entre 1000 et 2000 €.

Frédéric Le Quer

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