Mathilde Arbey (1890-1966)

Par dimanche 26 décembre 2021 Permalink 2

Mathilde Arbey est une femme peintre formée à l’école des beaux arts de Paris. Durant les années 1930, elle débute au Salon de la Société Coloniale des Artistes Français en exposant des scènes et des paysages du Maroc et de la Tunisie. Les scènes de genre, les portraits, les paysages, les illustrations représentent l’essentiel de son travail d’artiste post impressionniste à la palette souvent assez pâle.

Son atelier a été dispersé avec succès en 2007 par le commissaire priseur Christophe Joron-Derem à Drouot. Mais la flamme depuis n’est guère alimentée. Mathilde Arbey n’a peut-être pas d’héritiers ou ceux-ci se désintéressent de son oeuvre… Sa cote est au raz des pâquerettes et je n’aurais pas parlé d’elle si mardi dernier pour le dernier jour de l’année à Drouot, la maison Beaussant-Lefèvre n’avait présenté un tableau du peintre qui quadrupla son estimation. On voit là que l’art de l’expertise vénale est tout sauf une science exacte avec ce genre d’artiste capable du meilleur mais manquant trop souvent d’exigence pour l’atteindre et laissant à la postérité une oeuvre un peu paresseuse. Donc l’huile sur toile, en une, 69 x 52,5 cm présentée dans un cadre en bois doré trouva preneur à 4445 €.

Sinon, en 2014 cher Ader svv, la pergolas en bord de mer ci-dessous, une huile sur toile 54 x 71 cm, était adjugée dans les 400 €.

Autre exemple avec un séduisant, à mon avis, tableau orientaliste présenté en 2012 chez Thierry de Maigret, une huile sur panneau 46 x 55 cm, qui trouva preneur autour de 600 €.

Une dernière oeuvre avec ce pastel sur papier 41 x 51 cm représentant l’entrée du musée Saint-Louis à Carthage, daté 1931, que la maison Estim’Nation à Paris vendit 105 €.

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, est-ce que néanmoins le dernier résultat en date de Mathilde Arbey plutôt atypique va relancer la cote de cette artiste femme? Mystère et boule de gomme!

Frédéric Le Quer

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