Manu pisse dans un violon

Par mercredi 17 octobre 2018 Permalink 1

On l’aurait dit assis au fond de la classe près du radiateur, le petit Manu, hier soir pour son allocution. Dans un petit coin. Étriqué. Rabougri. Comme un mauvais élève. Mais pas le mauvais élève qui s’assume, bout en train, leader charismatique. Non le mauvais élève mal dans sa peau, qui sait pas, qui peut pas, inhibé. Il se fait tout petit derrière son bureau. Son cahier d’écolier est plein de ratures, plein de pâtés. C’est pas net. C’est cracra. Et l’élève non plus, n’est pas clair dans sa tête. Et Manu n’est pas clair dans sa tête. Il radote, répète ses vieilles lunes. Le progressiste donne dans la sinistrose. Moi ou le chaos! Lui? Lui! Il n’évitera jamais rien à la France. C’est lui le chaos. Comme il est loin son lyrisme de sa campagne électorale qui avait tant plu à quelques pseudos intellectuels! Manu ne sait plus quoi inventer pour se redonner une stature. On continue les réformes. Ben voyons! Il s’entête. Il se crispe sur ses idées foireuses. On combat les nationalistes partout en Europe. Ben voyons! Il préfère faire rentrer toute l’Afrique avec son lèche babouche de Castaner. Les français ne veulent plus de moi. pas grave, on en mettra d’autres à la place. Des beaux black au torse nu.

Hier soir, c’était un chant du cygne. Mais personne ne pleurait. Personne n’était soulagé car l’agonie va durer. Il va s’accrocher contre vents et marées. Et des déclarations bidons, il va nous en pondre. Toutes plus mal ficelées les unes que les autres. Manu est perdu mais, hélas, la France se perd avec lui.

Frédéric Le Quer