Manifestation des soignants

Par mercredi 17 juin 2020 Permalink 1

Policiers et soignants pactisèrent hier lors de la manifestation des personnels médicaux dans des villes de province comme Nîmes ou Lille. Cette grande alliance entre fonctionnaires aussi essentiels à la vie de la nation pourrait avoir quelque chose de rassurant comme une ultime preuve de la capacité des citoyens à s’unir même si elle a de quoi inquiéter le gouvernement en ne pouvant que le déstabiliser encore davantage.

Heureusement pour lui, pas impossible d’ailleurs qu’il en soit l’instigateur tant cela lui profite, l’arbre qui cache la forêt est à Paris même. Des loustics affublés du tee shirt “Justice pour Traoré”, présents dans le cortège revendicatif, ont d’abord retourné une voiture malencontreusement garée sur leur chemin. Les black blocs saisissant l’occasion s’en sont mêlés rajoutant une couche dans l’ignominie en s’attaquant à un car du personnel hospitalier venu manifester, puis pour faire bonne mesure, au véhicule d’un handicapé le basculant les 4 roues en l’air. Pendant ces grands moment de lutte sociale, des gilets jaunes ultra mirent assez d’huile sur le feu pour exciter quelques infirmiers et infirmières qui firent aussi le coup de poing contre la police. Bref, la manifestation finit en bagarre générale. Une bagarre de plus. En France chaque jour sa baston. Tout le monde se tape dessus, c’est pire que le village d’Astérix! Y a-t-il un autre pays au monde dans lequel se succèdent de tels faits divers? Dans un obscur pays africain, peut-être… Dans une improbable démocrature d’Amérique du Sud, éventuellement… Mais ailleurs certainement pas. Et nous voilà donc à nous comparer à des états qui, il y a quelques années seulement, nous auraient fait lever les yeux au ciel et hausser les épaules.

“Mon dieu, comment suis-je tombé si bas?” pourrions-nous nous demander en souvenir du cinéaste italien Luigi Commencini qui lui pourtant est resté au sommet. On est en train de toucher le fond! Strictement rien ne va. De cette immigration insensée qui a vu la population du pays augmenter de 30% en moins d’une génération à maintenant la gestion folle d’une épidémie qui met le pays économiquement à genou, tout est réuni pour un retour vers un haut moyen âge où de sombres périodes verront des royaumes barbares éphémères se succéder. Pas besoin du girondisme pour mettre à la mode la décentralisation. La décomposition politique du territoire s’en charge.

Frédéric Le Quer

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