Macron sur la Mer de Glace

Par jeudi 13 février 2020 Permalink 1

Collapsologie, millénarisme, anthropocène, voire capitalocène, toutes ces notions servent à désigner l’homme comme le grand responsable du devenir de la “planète”. L’extrême gauche les a prises à bras le corps. Macron lui emboîte le pas et s’en sert pour tenter d’organiser un grand divertissement afin d’oublier sa politique, afin de laisser tomber un épais brouillard sur la dégradation des conditions de vie qui a assez peu à voir avec le climat mais à laquelle il participe pour satisfaire sa classe sociale.

Il est formidable de constater comme les revendications des gilets jaunes sont détournées jusqu’à vouloir être rendues complètement méprisables par rapport au drame écologique qui nous attendrait. La France Insoumise et les gauchistes verts ont commencé en abîmant un mouvement profondément populaire pour le transformer en une sorte de mouvement trotskiste révolutionnaire, anticapitaliste. Et pourtant tout à commencer avec un diesel à la pompe trop cher! Comme on était loin de Greta Thunberg et du problème du réchauffement climatique. Les fins de mois difficiles, une société dans laquelle ils se sentaient rejetés étaient les seules véritables clés de compréhension du mouvement de révolte. Le gouvernement a lâché quelques milliards qu’il récupère maintenant sur le dos des mêmes mais pour qu’ils restent tranquilles il les fait regarder ailleurs. Et ailleurs c’est la Mer de Glace aujourd’hui, ce sera cet été une plage à Pétaouchenoque. L’important est de déconsidérer des gens inquiets principalement par leur compte en banque en les faisant passer pour d’horribles égoïstes alors que le chef d’état lui serait préoccupé par l’avenir de leurs enfants. Pour ça il fait croire que le risque écologique est immédiat. Macron s’y emploie un peu à la manière dont il est allé entre les deux tours de la présidentielle à Oradour-sur-Glane pour laisser un message subliminal sur le retour du nazisme avec Marine Le Pen. Là, c’est la fin du monde, son truc! C’est juste odieux, dégueulasse.

Décidément, le temps à beau être doux en cette mi-février, Emmanuel Macron fait froid dans le dos.

Frédéric Le Quer

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