Macron a évité la désobéissance civile

Par mardi 2 février 2021 Permalink 1

Depuis dimanche, vendredi et samedi l’annonce de Castex a laissé les médias qui ne s’attendaient pas à ça, tétaniser, depuis dimanche donc, un concert de louanges salue la décision du président de la république de ne pas confiner et d’éviter ainsi les risques de désobéissance civile. Personne ne s’y attendait mais maintenant tout le monde est ravi. Emmanuel Macron est devenu le héros de la lutte contre la pandémie, celui qui est aussi attentif au consentement de la population. Il ne faudrait quand même pas pousser Pépère dans les orties!

Evidemment c’est à chaque fois pareil. Quelqu’un dont on attend rien, qu’on sait limité, trouve un  jour, par enchantement, cette grâce divine qui lui fait faire quelque chose d’intelligent. Son entourage n’en revient pas. Et il est admiré bien plus que si quelqu’un d’autre dont la pertinence et la sagesse sont réputées, avait agit de la même façon. Il devient formidable non pas par son action somme toute naturelle pour un être normal, mais par le fait qu’il se soit transcendé intellectuellement pour l’accomplir, qu’il ait reculé ses propres limites.

Dans le cas qui nous occupe Emmanuel Macron a reculé ses propres limites. Celui qui d’habitude se planque derrière son conseil scientifique, derrière les laboratoires pharmaceutiques, derrière la commission européenne a tenté une sortie à découvert, il a dit non au confinement. Jean Castex, plus nerveux que jamais, est sous le choc. Aux dernières nouvelles, le virus a fini par avoir un passeport. La foule des médias s’extasie devant l’audace de son chef quand la population continue de ne voir qu’un chefaillon.

Le président peut remercier les gilets jaunes. Cette expérience qui le fait encore trembler quand il y pense, l’a poussé au vu des soulèvements populaires au Danemark, en Hollande, en Belgique, en Italie ou encore au Liban, à surseoir au confinement. Bien sûr, il y a aussi la déplorable situation économique de la France qui la met dans le viseur des institutions financières internationales et ne lui permet plus de gaspiller les milliards.

Le coronavirus va maintenant devoir délivrer s’il veut être toujours pris au sérieux. Il va falloir des morts et pas que des vieux. Macron jubile dans son palais, il prend la confiance avec l’unanimité qui salue sa décision. Même ceux qui étaient contre s’y rallient. Son second mandat est à nouveau en ligne de mire.

La suite? De deux choses l’une, ou le pari est gagné, l’épidémie se traîne comme actuellement sans vraiment faire des ravages, ou le pari est perdu et la menace des variants s’avère réel, se révèle terrible. Dans le premier cas, Macron nous la rejouera comme au début de son quinquennat, suffisant, donneur de leçon, fier de lui, de son monde en narguant les plus faibles, genre traverse la rue, moi je t’en trouve du boulot. Puis il écrasera Marine Le Pen lors du débat télévisé pour la présidentielle en expliquant sur BFM qu’il se salit à discuter avec elle. Dans le second cas, il laissera Karine Lacombe ou Delfraissy reprendre la main en entraînant la France dans la dictature sanitaire et tentera d’être réélu sans y croire pour au final être dépassé pour le second tour par Xavier Bertrand. Pour les français, le choix est entre la peste et le choléra.

Frédéric Le Quer

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