Loi sur le séparatisme

Par mercredi 9 décembre 2020 Permalink 1

Si les Etats Unis acceptent la présence de la religion et son expression dans l’espace public, la France souhaite une mise à distance des appartenances religieuses.

Le fait religieux français est assidûment commenté outre-Atlantique. Notre politique est jugé injuste, sinon discriminatoire, à l’encontre des minorités confessionnelles. Hier encore, un responsable républicain cherchait à recadrer la mission de notre gouvernement en assénant qu’elle doit être de protéger la liberté religieuse et qu’il est actuellement trop répressif à l’égard de celle-ci.

Mais la loi française se doit constamment d’évoluer compte tenu du poids de plus en plus important des musulmans dans la population.

Jean Castex dévoile par une petite phrase dans le journal “Le Monde”, le fossé qui existe entre la laïcité à la française et le modèle américain de la séparation entre l’église et l’état. Notre premier ministre assume “vouloir libérer les musulmans de l’emprise croissante de l’islam radical sur l’expression de leur foi”.

On comprend là que la gestion du religieux comporte en France un enjeu crucial ignoré aux Etats Unis qui est le séparatisme islamique. Les américains ne sont pas menacés de disparition par l’afflux migratoire de tenants d’une civilisation différente de la leur. Le serait-il que chacun des citoyens américains est capable d’exercer une pression sociale du type “A Rome fait comme les romains” approuvée par tous, blancs, noirs ou hispaniques. En France cette réaction est immédiatement qualifiée de raciste par les associations droit-de-lhommistes.

La société à travers son gouvernement représentant ici de la majorité silencieuse bride la liberté religieuse par instinct de survie. Les considérations américaines basées sur la philosophie de Voltaire sont totalement dépassée dans un pays dont le flux migratoire finira inéluctablement, sans fermeture des frontières, par le transformer en république islamique.

Avec les aménagements constants concernant le principe de laïcité, les gouvernements français pallient à la seule décision raisonnable qui devrait être prise, l’arrêt total de l’immigration musulmane pour assimiler ceux qui sont déjà là.

La loi sur le séparatisme cherchant à “conforter les principes républicains” présentée aujourd’hui en Conseil des ministres est un pis-aller. Faute de mieux, faute de fermer nos frontières à la libre circulation des individus, des dispositions encore attentatoires aux libertés, comme l’obligation de mettre son enfant à l’école dès 3 ans, vont être prises. C’est juste reculer pour mieux sauter. La submersion migratoire musulmane aura tôt fait de faire rendre gorge à la laïcité à la française, même en permanente évolution.

Frédéric Le Quer

 

Laisser un commentaire ?