L’Italie, un laboratoire

Par jeudi 22 août 2019 Permalink 1

L’Italie n’est plus très loin d’être un laboratoire pour une Europe alternative. Certes dans son régime parlementaire, les entourloupes sont toujours possibles. La plus plausible étant un mariage de la carpe et du lapin entre le parti 5 étoiles et le parti démocrate de Matteo Renzi. Ce dernier, une sorte de clone transalpin de notre Macron national et son parti de notre LREM national, très engagé dans cette éventuelle alliance qui ferait une majorité d’élus à la chambre, n’a pas hésité à déclarer qu'”il faut empêcher le retour aux urnes voulu par Matteo Salvini”. La grande peur de ce “démocrate” est de laisser la parole au peuple vue que sa cote de popularité est catastrophique depuis son passage au poste de président du conseil d’où il a été éjecté suite à un référendum largement perdu. Chat échaudé craint l’eau froide!!!

Salvini demande les pleins pouvoir aux italiens comme De Gaulle les avaient demandés en son temps aux français. Pour ça, il ne compte pas sur la classe politique italienne ou sur le président italien Segio Mattarella, un démocrate aussi et on sait ce que ça signifie, qui pousse pour la formation d’un nouveau gouvernement sans, évidemment, retour aux urnes. Bien que tous les médias et la ploutocratie qui les dirige, en rêvent, on a du mal à voir comment le mouvement de Beppe Grillo pourrait à ce point se ridiculiser en s’alliant à Renzi ou un de ses sbires comme Nocila Zingaretti qui ont dit tant de mal de lui il y a à peine quelques mois. La rédaction du budget entre un clan tenant de l’orthodoxie bruxelloise et un clan forçant à un revenu universel ne va pas être piquée des hannetons! Bref, si ce n’était les europhiles qui prennent leurs désirs pour des réalités, Salvini devrait obtenir les élections qu’il souhaite dans un délai de 2 ou 3 mois.

Ce sera alors aux italiens de décider de leur avenir et forza Italia!

Frédéric Le Quer

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