L’indignation sélective des salauds

Par mardi 19 février 2019 Permalink 5

Les champions du monde de l’indignation sélective seront tous là ce soir à République pour faire semblant de lutter contre l’antisémitisme. Ceux qui regardaient “Nuit debout”, une belle bande d’antisémites, avec les yeux de Chimène, vont pouvoir se chauffer à blanc, la main sur le cœur, en promettant de combattre le fléau qui, soi-disant, gangrène la société française. Les salauds! Les pourris! Leur outrancière immigration a amené en France la haine recuite des musulmans à l’encontre des juifs. C’est leur faute ce qui se passe chez nous. Ils devraient rougir en voyant une plaque en la mémoire du jeune Halimi détériorée. Mais non. Ils n’ont honte de rien et font ceux qui ne comprennent pas. La politique qu’ils nous imposent depuis des décennies a abouti à voir des juifs dont la liberté de circulation dans leur propre pays est compromise, dont la présence en certains endroits devient risquée, faire leur alya de plus en plus nombreux. Ils ne représentent électoralement plus rien. Alors ceux qu’on verra ce soir, iront demain lécher les babouches de tous les imams qu’ils croiseront pour se faire élire aux élections qui leur conviennent. Ah! Les pourris! Les salauds!

Et puis en même temps, il y aura l’arrière pensée de stopper le mouvement des Gilets Jaunes. Ils ne les aiment pas les Gilets Jaunes. Tous les samedis, c’est un peu la France des années 70 qui ressuscite. Une France de français qui relèvent la tête. Ces français que ces salauds, que ces pourris, voulaient voir crever. Quel plaisir ils auront, ce soir, à les dénigrer de leur supériorité! Quel bonheur de s’interroger, ce soir, doctement sur la remise en cause du droit à manifester! Il pourront dans l’entre soi avec un rictus haineux traiter les Gilets Jaunes de gros beaufs comme si l’agression de Finkielkraut était de leur faute. Le débat est lancé comme ils disent sur BFM. Un débat dégueulasse sur les restrictions des libertés. Un débat dégueulasse pour toujours plus humiler le peuple français. Un débat dégueulasse pour que ces pourris, pour que ces salauds puissent se perpétrer toujours en conservant leurs avantages immérités.

Bref, vous avez compris. Je n’irai pas ce soir à République.

Frédéric Le Quer