L’incendie de la cathédrale de Nantes

Par lundi 20 juillet 2020 Permalink 1

Le migrant rwandais au visa expiré a donc été relâché. Il a fallu tout de même plus de 24 heures pour que la police reconstitue son emploi du temps avant pendant et après l’incendie de la cathédrale de Nantes. C’est toujours un peu curieux quand je me dis que, personnellement, je pourrais reconstituer ce que j’ai fait samedi matin en 5 minutes… Là il a fallu des heures et des heures… Quant à la situation irrégulière de l’individu, ce n’est pas pour l’état français un problème. ça compte pour du beurre! Pour l’église aussi d’ailleurs qui défie la loi en l’employant.

En fait dans cette histoire, il n’y a que l’avocat qui ne trouvait pas le rwandais blanc bleu! Il implorait déjà miséricorde pour son client en garde à vue avant même qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui. Ce “ténor du barreau” ne croyait sans doute pas un mot des dénégations du suspect. Il s’était fait son intime conviction! La police plus circonspecte a renoncé aux accusations mais peut-être, est-elle simplement bien canalisée par le pouvoir politique? Il est certain que l’incendie d’une église catholique par un sans papier serait une très mauvaise chose pour le pouvoir qui a fait de son laxisme en matière d’immigration son étendard droit-de-l’hommiste. Alors si les migrants devaient être convaincus de sabotage à l’encontre du patrimoine français, le chef de l’état et le gouvernement passeraient vite pour une réincarnation de la cinquième colonne. Notre arabo-français de la place Beauvau est-il intervenu pour expliquer que si les enquêteurs n’avaient rien de solide, rien de confondant, contre le suspect, ils devaient cesser les poursuites?

Parce que la fiabilité de l’information devient nulle, toutes les rumeurs deviennent crédibles. Et quand en un week-end non seulement la cathédrale de Nantes brûle mais l’église de Corbeil-Essonne est aussi la proie des flammes, et qu’à chaque tragédie il est expliqué qu’il s’agit d’un accident, d’un court circuit ou que sais-je encore, le doute est permis. Comme il a refusé de protéger les juifs dont beaucoup sont partis, l’état refuse dorénavant de protéger les chrétiens. La paix civile basée sur la renonciation et la lâcheté donne à lire les tensions d’une société décrépite.

Frédéric Le Quer

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