L’exemple de la Nouvelle-Calédonie

Par lundi 5 novembre 2018 Permalink 3

Il est probable que dans quelques années, la Nouvelle-Calédonie passera sous contrôle chinois. Les caldoches l’ont compris et auraient préféré garder Paris. Les Kanaks se berlurent en croyant à leur indépendance à venir. Leurs terres sont bien trop riches pour qu’elles restent à eux. A l’ancien joug colonial français tant haï, sera substituée l’implacable domination économique de Pékin qui, comme en Afrique, pillera allègrement les richesses et laissera la portion congrue à la population.

Ainsi va l’histoire et le déclin de la vieille Europe. En effet, à quelques milliers de kilomètres, les africains dominés par les chinois depuis que la Françafrique si sottement stipendiée a abandonné le terrain, voient leur situation économique toujours s’écrouler. Leur croissance est un trompe-l’œil qui ne révèle que la formation d’une classe d’hyper riches dont l’argent, on le sait bien, ne dégouline pas sur les pauvres gens. Mais tous ces habitants des pays du sud acceptent mieux, l’esprit conquérant de l’extrême-Orient (ex colonie comme eux) que les actes de contrition à répétition des anciens colonisateurs. Si psychologiquement, l’attitude est compréhensible, elle ne les sortira pas de la misère, au contraire. Et cette misère ce n’est pas la Chine qui la récupère mais l’occident qui est ainsi tiré vers le bas. Le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière pour les uns, l’effondrement civilisationnel pour les autres.

Pourtant, il suffirait de presque rien, comme dit la chanson. Cela passe par des dirigeants occidentaux qui croient en leur culture, en la glorieuse histoire de leur pays. Certains pointent leur nez depuis peu. Aux citoyens de faire en sort que cet état d’esprit se généralise.

Frédéric Le Quer