Let’s go Brandon

Par vendredi 12 novembre 2021 Permalink 1

Le slogan “Let’s go Brandon” met le service public dans tous ses états. Hier soir France 2 et ce matin France Culture (ailleurs aussi surement) s’effraient de voir ainsi contester leur héros Joe Biden, complètement gâteux mais qui pourtant garde la force de cracher sur la France comme il a fait toute sa vie. Sans parler du contrat du siècle qu’il a sabordé, sa tournée en Europe en juin dernier est un exemple récent du mépris qu’il témoigne pour l’hexagone en ne s’arrêtant pas à Paris! Mais Emmanuel Macron est capable d’avaler les couleuvres les une après les autres sans jamais broncher rabaissant avec régularité son pays aux yeux du monde.

Entre parenthèse, ce curieux engouement de certains français pour ce président américain colle assez bien avec leur propre détestation de leur pays et cette volonté de voir détruits ses racines et sa sociologie originelle; fermons la parenthèse.

Donc “let’s go Brandon” (vas y Brandon) est l’encouragement de la foule entendu par une journaliste de CNN pour un coureur automobile. Mais elle a “mal” entendu et la foule ne s’occupait pas trop du pilote mais scandait “Fuck you Biden” soit en français “Va te faire foutre Biden”. Investie d’une mission en faveur des démocrates la reportrice a fait mine de ne pas comprendre et a répété à l’antenne “Let’s go Brandon”. Sa soumission envers la Maison Blanche est devenue un objet de risée pour toute l’Amérique. Décidément j’aime beaucoup cette Amérique “go west young man” qui a gardé toutes ses valeurs! Dorénavant donc Let’s go Brandon = Fuck you Biden ce qui permet non seulement d’insulter Joe Biden mais aussi le deep state et CNN son héraut.

Evidemment le grand bénéficiaire est Donald Trump qui ne lâche pas l’affaire des prochaines présidentielles et qui lui a déclaré préférer dire “Fuck you Biden”, tout en finesse!

Je me souviens quand les gilets jaunes chantaient sur l’air des lampions dans les défilés “Emmanuel Macron, ah quelle tête de con”. Lors de ces moments, les “journalistes de guerre” présents sur les Champs Elysées cachés derrière une tripotée de CRS, faisaient semblant de ne rien entendre. Si déontologiquement  c’était tout aussi peu rigoureux, c’était plus malin que ce qu’a fait la journaliste américaine.

Frédéric Le Quer

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