L’état c’est moi

Par mardi 17 décembre 2019 Permalink 1

Jean-Claude Delevoye qui coûtait un pognon de dingue à l’état, avait perdu toute éthique. Couvert de privilèges, il s’estimait supérieur aux citoyens français à qui il n’hésitait pas à réclamer des sacrifices. Huit autres ministres avant lui depuis que Macron a été élu, avaient la même mentalité et durent démissionner. Ce manque de lucidité et ce goût immodéré de l’argent dans l’entourage de La République En Marche vient évidemment du fondateur du mouvement Emmanuel Macron qui avant même d’être officiellement candidat à la présidence de la république utilisait les fonds de son ministère pour préparer sa campagne électorale comme lorsqu’il emmena un aréopage de chefs d’entreprise à Las Vegas pour s’assurer le soutien des milieux d’affaire et de leurs médias. L’argent chez ces gens tombe du ciel ou plus exactement des caisses de l’état. “L’état c’est moi”, proclament ces aristocrates à l’image de Louis XIV. L’intérêt de l’état est leur intérêt. Ils s’arrangent progressivement pour transformer les deniers publics en confortables rentes privées ou à monnayer leur relationnel et leur influence dans les arcanes du pouvoir dans des emplois quasiment fictifs ou demandant très peu d’efforts comme Delevoye l’a admis un instant en avouant naïvement qu’il ne faisait pas grand chose à la présidence du think tank qui le rémunérait quand même 5 300 € par mois. Mais au bout du compte l’état paye toujours puisque les lois sont voté dans le sens des désirs du think tank et non dans celui de l’intérêt commun. L’argent de l’état est le soleil autour duquel gravite tous ces privilégiés qui s’enrichissent des taxes et des impôts payés par les français. Notre peine est leur train de vie. Nos sacrifices représentent le pendant de leur bien être.

Le brouillard enveloppant cette situation inégalitaire, injuste, frôlant l’escroquerie de haut vol se lève petit à petit. Incontestablement une association comme Anticor pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique fait ce qu’elle peut. Certains médias ont encore conservé un peu d’honneur. Mais ce sont les soulèvements populaires comme celui des gilets jaunes ou celui organisé par les syndicats actuellement qui secoueront suffisamment le panier de crabes pour rétablir un minimum d’honnêteté chez les représentants du peuple parce qu’au bout du bout l’insurrection des masses les effraie. Si le citoyen demeure passif, il sera tondu. A lui de ne plus se laisser faire.

Frédéric Le Quer.

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