Les vœux du président

Par mercredi 1 janvier 2020 Permalink 1

Les vœux du président Emmanuel Macron étaient à l’image du grand débat. Un long monologue creux et fastidieux de plus d’un quart d’heure hier soir lui a permis de s’écouter parler devant les français. La crise sociale n’en est qu’à ses débuts, la tentative de réforme des retraites aussi.

Mais, qu’est-ce que c’était long! Et inintéressant! Et mal tourné! Et sans souffle, sans lyrisme, sans inspiration! Personne ne s’attendait à rien sur le fond mais le président trouva le moyen de nous étonner par la pauvreté de la forme. Il faut arrêter avec tous ces énarques qui ne savent pas écrire. Une plume, ce n’est pas le charabia d’hier en forme de litanie. D’ailleurs plus les difficultés s’accumulent, plus la logorrhée verbale du président est pesante.

Rien, strictement rien, ne s’approchait d’une vérité, d’une observation fine sur la France et partagée avec des citoyens qui l’aurait ressentie sans savoir y apposer les mots qui vont bien. Il s’est même enlisé à parler de peuple contre toute évidence. Ce n’était d’ailleurs pas de la provocation, juste une incantation, une prière insensée alors que toutes ses actions sont en contradiction avec l’idée de communauté culturelle, comme s’il voulait s’auto persuader que ce qu’il fait ne va pas vers l’anéantissement de ce qui est français.

Pourtant, une vérité terrible lorsqu’il a curieusement égrené toutes les élections à venir jusqu’à la prochaine présidentielle, pouvait se deviner: la trouille. Il conjurait le sort avec cet inventaire des scrutins. Il envoyait un message pour dire que la révolution était inutile, que les urnes feraient très bien l’affaire. Comme il craint d’être chassé par la rue! ça doit l’empêcher de dormir! Même s’il n’est pas le président le plus impopulaire d’un point de vue sondagié, il est détesté comme personne avant lui. Avec acharnement. La réponse à son mépris de classe est forcément implacable. Qui sème le vent récolte la tempête.

Quant à son Union Européenne, il a fallu attendre plus de 17 minutes pour qu’il la mentionne, un peu comme une obligation. A Bruxelles non plus ses alter ego n’ont aucune envie désormais de lui être assimilé. Macron est seul et quelques milliardaires apatrides de ses amis ne pourront rien pour lui.

Adieu Macron! C’est une façon de souhaiter une bonne année à tous…

Frédéric Le Quer

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