Les vaccins ARN messager

Par mardi 20 avril 2021 Permalink 1

France Culture, ce matin gratifiait ses auditeurs d’un grand moment d’optimisme concernant la pandémie. Grosso modo, les deux virologues interrogés semblaient avoir pour mission de rassurer la population. Les vaccins ARN messager sauveraient l’humanité avec pour preuve qu’ils avaient déjà sauvé le peuple élu.

L’inefficacité du vaccin Astrazeneca concernant le variant sud africain n’était pas passée sous silence ce qui pour ceux qui ont écouté, n’incitait guère à être vacciné par lui. Mais concernant les variants du coronavirus, les professeurs n’estimaient pas qu’ils étaient si nombreux que ça et l’un d’entre eux était assez fier d’en avoir découvert un français, cocorico, appelé le variant Henri Mondor du nom de l’hôpital où il travaille. J’ai personnellement regretté qu’aucune mention ne soit faite du variant breton! Le journaliste a néanmoins rebondi en posant la question à démoraliser toute la population si elle ne l’est pas déjà: à quand le coronavirus tueur? Et bien aucun problème, plus c’est pire, mieux c’est. Le virus tueur forcera les gens à se confiner et faute de circulation il disparaîtra très vite. Donc pas d’inquiétude!

En fait, l’avenir radieux qui était promis, se basait uniquement sur les bienfaits de l’ARN messager capable d’influencer l’évolution d’une cellule. Ainsi non seulement les vaccins Pfizer ou Moderna devenaient la solution, mais un traitement thérapeutique basé sur l’ARN messager à venir, aussi. J’espère que ces deux personnes n’ont aucun conflit d’intérêt pour s’exprimer ainsi puisque dans leur enthousiasme rien n’était trop beau et le traitement contre le cancer était en ligne de mire.

Mais, il y a toujours un mais, les dernier travaux scientifiques mettent un sérieux bémol à l’utilisation de l’ARN qui est directement impliqué dans la mise en place du vieillissement cellulaire. Le CNRS en janvier dernier écrivait après une étude publiée dans Life Science Alliance: “La sénescence cellulaire est associée, dans certains cas, à une accumulation d’ARN non-codants provenant de régions en amont et en aval des gènes.  Si cette accumulation est provoquée artificiellement dans la cellule en prolifération, l’apparition de marqueurs de sénescence est accélérée.”

On commence à avoir une idée de la raison pour laquelle le vaccin Pfizer était au départ surtout préconisé pour les personnes âgées. Politiquement le traitement de la pandémie entre actuellement dans un tout pour le tout qui laisse évidemment craindre des effets nocifs du vaccin ARN Messager à long terme sur toute une population de jeunes gens qui se vaccinent sans en avoir vraiment besoin vu qu’ils seront quasiment asymptomatiques s’ils attrapent le covid. Pour être tout à fait honnête, selon certains chercheurs l’acide nucléique ARN pourrait aussi être une solution pour prolonger la vie.

Bref les politiques publiques de santé, partout dans le monde, jouent aux dés.

Frédéric Le Quer

 

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