Les think tanks nuisent à la démocratie

Par jeudi 4 octobre 2018 Permalink 5

De libéraux à sociaux démocrates, les think tanks promeuvent une “politique migratoire ambitieuse et “équilibrée” (je ne sais pas bien ce que cela veut dire… équilibré entre chaque ethnie migrante?),  la solidarité, principe essentiel de l’Union Européenne, ne devant souffrir aucune exception”. Les médias déroulent ensuite un argumentaire, pondu par ces idéologues, qui fait de leurs propositions sur l’immigration l’alpha et l’oméga de la pensée unique, celle dispensée sans réserve, autoritairement, jetant l’anathème sur toutes les autres.

La méthode a plutôt bien marché jusque là amenant à travers le monde des flux migratoires inconnus du sud vers le nord dans la soumission la plus complète des populations accueillantes à l’exception notable et considérable de la Russie, de ses anciens pays satellites et de l’extrême orient. Mais ces derniers temps une rébellion des indigènes occidentaux est perceptible à cause de l’existence d’un communautarisme naissant au mépris de toute intégration. En clair l’islam veut rester ce qu’elle est où qu’elle soit et prend naturellement place dans la sphère publique puisque c’est sa raison d’être.

Des québécois aux suédois, gens accueillants, tolérants et pacifiques s’il en est, la mauvaise humeur se fait sentir et les électeurs choisissent les partis populistes, mot péjoratif pour certains qui y voient les mouvements irréfléchis des foules moutonnières, mais mot noble pour de plus en plus de monde qui relève la reprise en main de la politique par le peuple libre. La révolte identitaire gronde. Du coté des grands pays, les italiens ont tranché en faveur de la fermeture de leur frontière. Les allemands ne sont plus très loin de faire le même choix, l’opinion de ceux de l’est semblant se diffuser partout.

Si l’Espagne ou le Portugal ne sont pas concernés, les migrants ne faisant qu’y passer et peuvent donc se permettre d’avoir des gouvernements prônant l’ouverture avec une certaine hypocrisie, la France, la bouée de sauvetage des think tanks, si je peux dire, devient le refuge ultime de la mondialisation et par voie de conséquence de toute la misère du monde. De plus en plus isolé, notre pays globalise tout seul en donnant des leçons dans toutes les réunions internationales.

Les dirigeants hexagonaux sont ridicules, leur idéologie est obsolète, mais ils maintiennent leurs positions. On peut dire maintenant que la France devient le mouton noir de l’Europe, celle qui empêche une position commune dans l’intérêt sécuritaire et économique des européens. Elle y parvient grâce aux organisation supranationales,  aux ONG, à beaucoup de multinationales qui rémunèrent les fameux think tanks. Bref, la position française loin d’être progressiste est au niveau de l’Union Européenne de plus en plus antidémocratique puisqu’elle rejette l’opinion des populations.

Frédéric Le Quer