Les territoires perdus de la république

Par jeudi 26 mars 2020 Permalink 1

Les territoires perdus de la république sont en état de guerre mais pas tellement contre le coronavirus. Caducées volés, trafic de matériel médical, pare-brise de voitures cassés, incendies volontaires, trafic de drogue et, bien sûr, business as usual, guets-apens contre la police et les pompiers rythment une “valse à mille temps” effrénée de crimes et délits, de jour comme de nuit, depuis le confinement imposé par Emmanuel Macron. L’état a bien réussi à mettre fin aux marchés provocateurs remplis de monde dans les quartiers difficiles, pour pas dire pourris, quitte à fermer aussi les beaux “marchés de Provence qui sentent, le matin, la mer et le Midi des parfums de fenouil, melons et céleris” (du Brel et du Bécaud à la suite, il y a pire!). Mais chut! Sibeth Ndiaye a dit que ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas de respect des règles dans certains quartiers que c’était la faute de ceux qui y vivaient ou quelque chose approchant très politiquement correct et non stigmatisant. Dont acte, c’est la faute à pas de chance. Sacrée Sibeth!

Certains représentants de l’islam tentent néanmoins de profiter de l’épidémie de coronavirus pour avancer leurs pions ou plus exactement diffuser une doctrine venue d’ailleurs. Le plus frappant, le plus original, le plus déroutant, le plus choquant, etc, etc, c’est le préfet de l’Aisne, un bon musulman nommé Ziad Khoury, qui s’est empressé d’interdire la vente d’alcool dans son département pour officiellement y limiter les violences. Si, certainement dans toute sa sagesse, son dieu a débarrassé la société islamique de ce “fléau”, le haut fonctionnaire à l’esprit missionnaire, tente d’imposer la sobriété par la force à toute la société française qui ne lui a pourtant rien demandé! Le représentant des membres du gouvernement a, encore une chance, été recadré et a dû lever son arrêté. Il a quand même risqué le coup au cas où…

Si tout le monde a entendu que des représentants de la diversité des banlieues se réjouissaient, un peu vite à mon avis, de l’arrivée divine de “la maladie de blancs”, l’islam ne manque apparemment pas d’exégètes pour commenter la bonne nouvelle. Le frère aîné, par exemple, de Tariq Ramadan, l’ancienne star des plateaux télé, prénommé Hani, explique sans rire qu’une des causes des maladies et aujourd’hui du coronavirus, « est le fait que les hommes se livrent ouvertement à la turpitude, comme la fornication et l’adultère, ce qui déclenche des maladies et des épidémies nouvelles ». L’approche est osée, surtout vu ce qu’on reproche à son cadet, mais on sait depuis Audiard que c’est à ça qu’on les reconnait…

Le COVID-19 est devenu un outil pour stabiloter la fracture sociale française. Et c’est du rouge fluo dont elle s’affuble. Rien, pas même la mort, n’arrive à transcender une société qui n’en est décidément pas une.

Frédéric Le Quer

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