Les tableaux anciens ont la cote

Par mardi 25 juin 2019 Permalink 1

8 résultats à 6 chiffres pour une vente de tableaux anciens à Paris présentant 34 lots ayant appartenu à des collectionneurs décédés. C’était le résultat d’une vente présentée par Ader ovv à Drouot, le 24 juin, avec comme experts les cabinets Turquin, De Bayer. Uniquement 6 invendus. Les autres dépassèrent souvent leurs estimations. De gros acheteurs français étaient même dans la salle. Une rareté! Beaucoup de natures mortes étaient présentées. C’était la dernière catégorie dans la hiérarchie des genres posée en 1667 pour le domaine pictural. A l’époque on s’ennuyait à leur contemplation. Aujourd’hui les collectionneurs se délectent de la symbolique des 5 sens ou de celle du temps qui passe et nous rapproche de la mort. Les quelques portraits firent aussi un tabac. Les attitudes et les regards des êtres humains sont éternels. Les vues portuaires ou de campagne en revanche ne connurent pas le succès. A vrai dire c’est plutôt avec celles-ci qu’on s’ennuie un peu de nos jours. Les paysages pittoresques d’un monde disparu n’excitent guère. L’amateur ne s’y retrouve pas.

En une le plus cher des tableaux vendus de Louyse MOILLOn (Paris 1610 – 1696) Nature morte de quetsches Panneau de chêne, parqueté 31,5 x 48,5 cm Signé en bas à droite : Louyse Moillon 588 800 €

Ci-dessous un autoportrait présumé de Henri TRAIVOEL (actif à Rome en 1622) Toile 50,5 x 40,5 cm Restaurations anciennes Dans un cadre en chêne sculpté et doré: 256 000 €.

Je conseille à ceux qui sont intéressés d’aller sur le site de la maison Ader ovv où le catalogue numérique documente très bien les oeuvres d’art.

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