Les soignants à l’épreuve du vivre ensemble

Par jeudi 18 octobre 2018 Permalink 2

Le personnel soignant est confronté  plus que tout autre à l’immigration massive que connait notre pays et s’aperçoit jour après jour comme le vivre ensemble est un mythe. Trois exemples concrets actuels, en cours, représentent un véritable intérêt sociologique et politique:

  • A Creil, l’hôpital subit une telle arrivée de malades étrangers venus en particulier des pays arabes que la direction propose aux infirmiers, infirmières de prendre des cours d’arabes pour mieux entrer en contact avec les patients. Dans un milieu de plus en plus dégradé, il s’agit concrètement d’apaiser les tensions qui naissent aux urgences quotidiennement. Toute personne sensée se demande pourquoi on n’oblige pas plutôt les nouveaux entrants à parler français. Apparemment ce n’est pas venu à l’esprit de notre gouvernement! Tout le personnel qui quitte l’hôpital pour travailler ailleurs ou partir en retraite le fait avec soulagement en ayant constater la terrible évolution dont les dernières années témoignent.
  •  A La Courneuve, aux Quatre Chemins, pour ceux qui connaissent, trois médecins se partageaient une clientèle nombreuse jusqu’au printemps dernier. Découragés, ils ont abandonnés leur cabinet médical. Leur témoignage évoque des cris constants dans la salle d’attente, voire des bagarres, ou des entrées en force en pleine consultation du docteur quand les perturbateurs pensent que leur cas est plus grave que celui dont le médecin s’occupe. Cette été un nouveau médecin (1 sur 3 de partis…) a décidé de se frotter à cette clientèle “difficile” (euphémisme!) mais hélas au bout de quatre mois elle semble avoir eu raison de sa bonne volonté. Le seul pharmacien du quartier fait tout pour qu’il veuille bien rester mais rien n’est moins sûr…
  • A Aubervilliers aussi à peu près le même cas. Ils étaient deux médecins dans le quartier et cet été ils ont conjointement décidé de s’en aller travailler vers d’autres cieux. Aucun n’a été remplacé. Il faut dire qu’ils subissaient non seulement des agressions au moins verbales mais étaient aussi attendus dans la rue, le soir, au moment où ils quittaient leur lieu de travail par certaines personnes qui souhaitaient obtenir une petite consultation gratuite au débotté. Et malheur, s’ils ne s’y soumettaient pas…

Voilà quelques exemples qui illustrent assez bien les propos de l’ex ministre de l’intérieur (“Aujourd’hui on vit côte à côte… Je crains que demain on vive face à face.”)  et qui montrent comment la non éducation et la grossièreté viennent à bout des meilleures volontés.

Frédéric Le Quer