Les réseaux sociaux dans le collimateur

Par lundi 29 octobre 2018 Permalink 4

Internet et les réseaux sociaux sont une fois de plus mis en cause à la suite d’une élection. Cette fois, c’est du Brésil que vient le mal avec la campagne du nouveau président Jair Bolsonaro. Les journalistes se plaignent d’être squeezés, regrettent de ne pas voir l’information passée par le prisme de leurs interviews. On s’amusera néanmoins à constater que les médias brésiliens, après avoir pris connaissance du programme économique ultralibéral du candidat, se sont ralliés à lui sans difficulté!

Et ce ralliement est bien significatif. Les journalistes ont laissé dévorer leur outil de travail par des milliardaires dont l’objectif est tout naturellement de prôner une société à leur convenance. En France quasiment tous les médias sont dans leurs mains et la population s’en détourne largement. Compte tenu de ce fait, tous se maintiennent avec de l’argent public. L’argent des impôts des français sert à Arnaud, Drahi, Bouygues et consorts pour ne pas perdre de fric en diffusant une information orientée que les citoyens refusent d’entendre. T’achètes ou t’achètes pas leur journal, tu payes quand même! Et de financer en même temps le service public qui soutient le privé car dirigé par ceux qui ont été élus avec le soutien de la ploutocratie propagandiste. Beau cercle vicieux!  Grâce à cette belle unanimité, toujours les mêmes se perpétuent à l’envi, l’opposition étant ridiculisée systématiquement. A voir par exemple l’emploi toujours péjoratif du mot populiste utilisé pour faire honte à ceux qui sont attirés par autre chose que ce qu’on leur propose officiellement.

Mais la liberté est un peu comme une fuite d’eau, faut que ça ressorte quelque part! Les réseaux sociaux se l’ont appropriée. Quelques sites internet, Facebook, Tweeter contrebalancent les aficionados de l’UE, du marché libre, de l’immigration. S’ils répandaient que des sottises les gens s’en lasseraient. Mais bien souvent leurs vérités ne sont pas bonnes à dire à tel point que notre Macron national n’aspire qu’à les faire taire. Le totalitarisme n’est pas là où on croit! L’électeur, grâce aux réseaux sociaux, comprend qu’il n’est pas seul à être mécontent. C’est primordial dans une révolte: se sentir emporté dans un mouvement populaire d’ampleur en se disant que, si la vie est si dure, ce n’est peut-être pas entièrement de sa faute…

Frédéric Le Quer