Les préjugés du politiquement correct

Par lundi 30 avril 2018 Permalink 5

Le politiquement correct, permissif au niveau des mœurs individuelles, a des causes qu’il soutient mordicus aussi bien en politique intérieure qu’en politique extérieure. Il exige qu’elles soient considérées comme évidentes, ne nécessitant pas de démonstrations vraiment sérieuses. Ses tenants se targuent de détenir la vérité et quand les peuples ne sont pas d’accord, il s’agit non pas de les écouter mais de leur faire changer d’avis.

Les grands principes actuels du politiquement correct sont:

– Inéluctabilité de la mondialisation

– Primauté donnée aux multinationales

– Bienveillance avec les migrants donc avec l’islam

– Considérer le brassage de population à l’échelle mondiale comme un bienfait

Ces principes capitaux permettent au politiquement correct de se définir comme socio-démocrate. Social à cause de l’empathie qu’il manifeste pour les habitants des pays pauvres et  le mot « démocrate » est l’alibi pour la redistribution qui met à contribution les classes moyennes occidentales et enrichit les actionnaires d’entreprise en augmentant les consommateurs (x 2 pour le cac depuis 2009 hors dividendes!). Cette empathie justifie aussi tout un tas d’interventions militaires. Le politiquement correct se doit de:

– Etre favorable aux guerres contre des pays qui ne veulent pas nous la faire.

– Etre très critique vis à vis de Vladimir Poutine.

– Etre très critique vis à vis de tous les alliés de la Russie, en particulier les dirigeants musulmans chiites.

– S’arranger avec les dictatures sunnites obscurantistes.

– Etre  accommodant avec les totalitarismes qui épousent l’économie de marché comme la Chine.

Entièrement sur ces bases, un président pour riches comme Macron bénéficie du support total des médias mainstream ce qui en France lui a permis d’être élu. Trump, en revanche, élu sur la promesse d’un protectionnisme commercial qui ne va pas avec la mondialisation est vilipendé mais, pour ne pas être englouti par les forces du politiquement correct, il se rattrape en étant militairement menaçant avec un peu tout le monde car le politiquement correct aime les va-t-en-guerre qui permettent de communiquer sur un clivage binaire, simpliste et manichéen faisant diversion pour lui éviter d’être remis en cause de l’intérieur.

Les bons sentiments apparents sont la force du politiquement correct. Mais ce discours est avant tout présent partout pour dissimuler des intérêts de classe, des intérêts financiers immenses élargissant un fossé entre les riches et les autres qui, si les citoyens restent léthargiques, sera bientôt infranchissable.

Frédéric Le Quer