Les manifestations d’hier

Par Vendredi 23 mars 2018 Permalink 9

De Philippot à Mélechon en passant par Asselineau, ils étaient tous là hier lors des manifestations pour le service public! Enfin tous? Non, il n’y avait qu’eux en fait et quelques leaders de second plan pour soutenir le malaise d’une population. Alors la cruauté des médias s’est révélée dans toute sa force; le soir même, les revendications d’une foule très importante étaient déjà ignorées, passées sous silence. La journée sociale n’avait pas eu lieu. Un non événement. Toutes les rédactions s’étaient bien données le mot. En faire le moins possible pour sous estimer l’insatisfaction populaire. Et elles se sont gargarisées de chiffres concernant la mobilisation. Comme toujours elles disaient avoir la vérité.  La vraie. Une entreprise privée avait dénombré les citoyens mobilisés par des moyens numériques. Numériques! ça c’est une garantie. C’est imparable! Ils étaient 47 800 exactement! Un jour ils mettront une virgule après le nombre entier! On comptera une demi part pour les vieux, une demi part pour les gosses. Et les lycéens pas toujours très murs ils compteront pour trois quarts! Ou deux tiers! Ils sont précis nos représentants des médias quand il s’agit de soutenir un pouvoir féroce, inhumain, sadique. Ils sont prêts à tout pour briser dans l’œuf un mouvement social en devenir. Pas question qu’il devienne quoique ce soit! Il faut l’arrêter vite. Couper court. Sabre au clair!

Sarko est alors devenu l’homme qui tombe à pic. Une sombre histoire à laquelle il est impossible de comprendre grand chose tant tout y est aberrant, devient la seule préoccupation du jour. Tant pis pour ceux qui souffrent vraiment. Tant pis pour ceux à qui on rogne tout ce qu’il est possible de rogner. Tant pis pour les français qui n’ont rien pour vivre et à qui on demandera demain de se débrouiller avec encore moins. On s’en cogne des petits français déclassés! Français, déclassés, ce sera bientôt un pléonasme! Macron, Pénicaud bossent pour les milliardaires. Ils bossent bien, il faut le leur reconnaître. Et Sarko comme diversion toute trouvée c’est parfait! Dans la fosse aux lions le has been! Alors les travailleurs, les chomeurs, ils peuvent toujours aboyer. Ils aboient et la caravane passe. Celle de la mondialisation. Celle de l’oppression. Celle du pouvoir des riches.

Frédéric Le Quer