Les manifestants écologistes gazés

Par mardi 2 juillet 2019 Permalink 6

Au cours des dernières 500 millions d’années, la vie sur Terre a presque totalement disparu à cinq reprises, à cause de changements climatiques. Vendredi 28 juin, les manifestants écologistes dans le IVe arrondissement de Paris faisant écho à des scientifiques, estimaient que la planète était entrée dans une 6e extinction de masse risquant d’entraîner la disparition de 75% des espèces animales connues. L’état par son bras armé, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, un individu adepte de la manière forte dont nous avons déjà parlé ici, a fait asperger à la bombe lacrymogène les visages des personnes réunies pour un sit-in qui scandaient pendant qu’ils étaient maltraités “Policiers, doucement, on fait ça pour nos enfants”. On voit qu’avec de tels slogans ces gens assis par terre au milieu de la chaussée devaient être particulièrement dangereux!

En France, l’écologie a beaucoup été discréditée par l’engagement politique de gauche mondialiste de ceux qui s’en revendiquaient. Actuellement des thèses anciennes plus cohérentes avec ce courant refont surface et le crédibilisent. Les libres échanges commerciaux planétaires sont maintenant perçus comme une menace, voir la levée de bouclier actuelle contre l’accord signé entre l’Europe et l’Amérique du sud. La consommation de proximité est mise en exergue. Un néomalthusianisme qui n’a pas peur de parler du risque majeur que fait courir à la planète la surpopulation, a à nouveau le droit de citer. L’agronome René Dumont, candidat à l’élection présidentielle française de 1974, s’inquiétait déjà « de la surpopulation, tant dans le monde qu’en France », qu’il considérait comme étant le « plus grave des dangers qui menacent notre avenir». Mentionnons aussi la décroissance! Les produits intérieurs bruts calculés sur la base de profits toujours accrus des multinationales sont de plus en plus critiquables vue l’empreinte écologique désastreuse qu’ils sous-tendent.

Bref un système complètement nouveau est à envisager. Il ne le sera jamais sérieusement dans le monde actuel sauf par quelques idéalistes accroupis au milieu de la rue et méchamment virés par la police. Seule une catastrophe économique ou écologique ouvrirait la porte d’un monde nouveau. A chacun de voir si elle est à souhaiter.

Frédéric Le Quer

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