Les leçons du scrutin italien

Par mardi 6 mars 2018 Permalink 3

De nombreuses leçons sont à tirer du scrutin italien de dimanche.

-Des hommes et des femmes entre trente et quarante ans doivent porter le message souverainiste pour qu’il soit entendu non pas comme une récupération mais comme une ambition nouvelle et fondamentale.
-Le renouveau n’est pas incarné par les idées datant des années 80 portées par Emmanuel Macron.
-La venue de migrants à la culture arriérée endommage irrémédiablement l’édifice européen en effrayant l’Italie, pays qui, au départ, était pourtant l’un des plus engagé dans l’union.
-L’ultralibéralisme forcené est un terreau sur lequel renaît une idéologie fasciste presque disparue chez les transalpins.
-Le peuple est attaché physiquement et intellectuellement à un patrimoine immatériel appelé son histoire.
-La nationalité n’est pas qu’un bout de papier mais une fierté qu’un peuple n’est pas prêt à laisser galvauder comme tente de le faire l’Union Européenne.
-La manière dont les élites règlent la crise de 2008 en faisant porter le poids des dettes sur les citoyens est en train de se retourner contre elles.
-L’accroissement des inégalités reste le facteur clé pour le déclenchement des grands bouleversements sociaux
-Les partis qui n’offrent aucune réponse sérieuse à cette question sont voués à disparaître.
-La presse muselée, verrouillée, telle qu’elle est en Italie à l’image de la française, ne peut faire une élection quand l’opposition est représentée par des gens sincères et crédibles.
-Le tandem Front National-Famille Le Pen ne permettra jamais à la France de sortir du carcan bruxellois.
-Le Front de Gauche pro migrants ne sera jamais une alternative envisageable à la politique actuelle.
-L’€ mécontente à la fois les pays du nord et les pays du sud de l’Europe.
-Le brexit n’était que le commencement de la dislocation de l’Union Européenne.

L’essai marqué par les souverainistes transalpins doit maintenant être transformé. Pour ce faire, il faut qu’un gouvernement profondément, étymologiquement réactionnaire émerge du scrutin italien.

Frédéric Le Quer