Les journalistes sont pourris

Par jeudi 18 août 2016 Permalink 1

Que l’information vienne de la télévision, de la radio ou des journaux, elle ne correspond plus qu’à une campagne de propagande sans nuance, menée par des journalistes sans souci d’objectivité. Le pouvoir car à ce niveau le pluriel est inutile, les pouvoirs ne sont que les alibis du pouvoir, le pouvoir, celui de la mondialisation, de la financiarisation, celui du népotisme et de la klepticratie, le pouvoir a peur et jette toutes ses forces dans la bataille pour garder la main sur l’opinion publique.

Ce jour, par exemple nos médias se sont intéressés à Donald Trump en s’interrogeant pour savoir si l’état profond, le deep state, peut dévoiler des secrets au candidat républicain. Trump serait trop ami des russes pour qu’on le tienne informé… Et le journaliste sans se rendre compte qu’il bafouait ainsi la democratie épiloguait sur le risque soi-disant encouru. Le scrutin américain se voit-il donc soumis à l’appréciation de fonctionnaires et de journaleux non élus s’arrogeant la possibilité d’avaliser ou non l’élection présidentielle américaine?

Après cette énormité, les journalistes nous refont le coup du petit garçon arabe sanguinolant devant la caméra. L’année dernière, il était échoué mort sur une plage grec, cette fois il pose assis, tâché de ce qu’on veut nous faire croire être du sang, à Alep, bastion d’Al Qaïda, qui a le tort d’être assiégé par les russes et les forces de Bachar qui semblent être pire d’après nos médias que l’organisation qui attaqua les États Unis un 11 septembre…

On pourrait croire que, question désinformation, la journée était déjà bien remplie, mais c’était sans compter sur l’affaire de Sisco en Corse où l’on nous explique après 5 jours que “la justice cherche à établir les responsabilités de chacun”! Tout le monde a compris que pour les musulmans le vivre ensemble sur la plage était une vaste foutaise et qu’ils étaient prêts à sortir les armes dans un espace public pour imposer leurs coutumes religieuses. Tout le monde, sauf nos petits journalistes qui tentent un partage particulièrement foireux des “responsabilités”!

Les ficelles sont de plus en plus grosses et ne s’y laissent prendre que les imbéciles. Certes, il ne faut pas sous estimer leur nombre, mais globalement, cette manière de concevoir le métier de journaliste, aux ordres (excusez le pléonasme!), qui eut un temps ses lettres de noblesse est contreproductive. Mais voilà, après le Brexit de nombreuses élections pointent leur nez dans des pays majeurs comme l’Italie, les USA, la France, l’Allemagne et le résultat des urnes pourraient être un cataclysme pour certains, une bouffée d’oxygène pour tous les autres.

Frédéric Le Quer

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