Les gilets jaunes à Paris

Par samedi 1 décembre 2018 Permalink 3

Les gilets jaunes sont partout. Des groupes de plusieurs centaines de personnes sont disséminés tout autour des champs Elysées. L’ambiance est extrêmement violente. Il y a 15 jours la colère très perceptible restait retenue. Il y a 8 jours de nombreux gilets jaunes se mettaient en travers de ceux qui voulaient casser pour éviter au mouvement d’être stigmatisé. Aujourd’hui tout le monde s’en fout. Cassent ceux qui veulent. ça fait plus marrer que ça ne dérange. La situation s’est incontestablement durcie. En étant au cœur des manifestants, il est impossible de penser que Macron peut continuer sa politique. Les Macron démission fusent entre deux Marseillaise avec virulence.

J’ai retrouvé complètement par hasard les gilets jaunes se dirigeant au Trocadéro. La place fut vite envahie et les voitures bloquées plus ou moins. Une BMW immatriculée “corps diplomatique” voulant sans doute forcer le barrage a été saccagée avec ses passagers à l’intérieur. Après l’étape Trocadéro et une petite hésitation, l’avenue Kléber fut remontée. La violence s’y est immédiatement imposée. Il faut dire qu’aucune force de l’ordre n’était là! Banques, abribus, quelques voitures et quelques boutiques furent détruites à coup de barres de fer ou de pavé. Impressionnant! Les fruits d’une épicerie arabe qui n’avait pas fermé assez vite furent volés. Un petit coté émeute de la faim… Après l’avenue Kléber, j’ai suivi ceux qui prirent à gauche la rue Boissière vers l’avenue Victor Hugo et l’avenue Foch. Des destructions de toute sorte et quelques incendies égrenèrent la route. L’avenue Foch arborée permit de nombreux feu dont certains étaient impressionnants. Quand je retournai vers l’avenue Kléber, c’était véritablement une guérilla urbaine, sans exagérer du tout.

Des événements tout à fait semblables se déroulaient d’ouest en est des Champs Elysées. Les forces de l’ordre étaient dépassés par l’envergure du mouvement. Sans doute manquent-elles aussi d’ordres clairs… Du coté de la rue de Presbourg, par exemple, on sentait bien que les CRS n’avaient aucune consigne pour ramener l’ordre… Ci-dessous des photographies dans l’ordre chronologique entre 14h et 16h. Vous y verrez des black blocs mais pas de groupuscules d’extrême droite.