Les classes laborieuses contre Macron

Par mardi 27 novembre 2018 Permalink 1

Huit loulous qui se poussent du col, viennent de s’auto déclarer porte-parole des gilets jaunes, porte-parole des classes laborieuses. Est-ce que ceux qui vendent à l’état ou aux capitalistes leur force de travail pour survivre ont besoin de se faire représenter par d’autres dont le but final est égoïstement de ne plus avoir à vendre cette force de travail dont fait allusion le méprisant président Macron? Est-ce que ceux dont vingt pour cent de l’existence se déroule à soutenir, protéger l’état et les multinationales ont la nécessité de rajouter des corps intermédiaires à ceux qui existent déjà et dont les dérives carriéristes et financières témoignent à l’évidence de leur inutilité dans la lutte des classes? Les réponses sont dans les questions. Seul un mouvement anarchique, bien irresponsable, bien désespéré, bien incontrôlable est capable de faire plier le pouvoir et changer la société. Oui, changer la société, il s’agit in fine de cela et le détestable Emmanuel Macron prend alors tout son rôle dans la révolution, celui de l’ange déchu, du méchant qui sert de repoussoir. Son conservatisme extrémiste, son goût manifeste pour l’asservissement, ses promesses de lendemains qui chantent toujours repoussées plus tard pour mieux maintenir la ploutocratie à la manœuvre constituent l’alpha et l’oméga de toutes ses réformes depuis un an et demi. Et il ne s’en cache plus en empruntant au vocabulaire marxiste, des expressions pour stigmatiser ses concitoyens. Il veut leur mettre la tête sous l’eau et l’y maintenir, les rabaisser jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus se relever. Si, depuis le début, son arrogance s’étale avec complaisance, par forfanterie, il a décidé d’utiliser le lexique de ses ennemis. Ce geste hautain et dédaigneux est un signe de défaillance. Il nargue les gilets jaunes en voulant faire croire qu’il est encore fort. Macron n’a jamais été en telle position de faiblesse.

Frédéric Le Quer