Les annonces de Castex et Véran

Par mardi 28 décembre 2021 Permalink 2

Il fallait bien deux ministres, Jean Castex et Olivier Véran, à la conférence télévisée d’hier soir pour expliquer qu’il sera bientôt impossible de boire un café ou un verre de blanc sec bien frais debout devant un comptoir de bistrot. Après les gestes barrières, le tabouret de bar devient donc un meuble barrière pour empêcher la diffusion de l’épidémie. Il faut l’utiliser et s’y asseoir. Quel dommage de ne pas l’avoir su plus tôt! Sans doute aurions-nous évité la mort de poivrots notoires ou d’intoxiqués à la caféine…

Il fallait aussi deux ministres pour expliquer que, si le consommateur ne craint rien à boire et à manger dans un débit de boisson, il prend un risque maximal en le faisant ailleurs comme dans les cinémas ou les transports en commun. Là, personnellement, je comprends qu’il en ait fallu deux. Le virus est si subtil et désarçonnant que dans son obscène brutalité, il refuse de s’en prendre aux gens assis dans un restaurant mais pour mieux les déboussoler il les attaque assis au cinoche. Il fallait y penser. Notre gouvernement à qui on doit tant, l’a découvert grâce à des analyses comportementales qu’aucun autre pays au monde n’avait poussé aussi loin, grâce surement aussi, j’en suis certain, à notre très brillant président Macron, le plus grand épidémiologiste de France et peut-être du monde entier.

Enfin le masque à l’extérieur, celui dont les médecins disent qu’il ne sert à rien, mais qui est devenu le signe systématique de l’aggravation de l’épidémie revient donc en force. C’est avec plaisir que nous allons revoir les passants qui ne l’attache qu’à une oreille le laissant élégamment pendouiller, ceux qui le mettent sous le nez et expire l’air par les narines, parfois ceux qui le mettent sur les yeux car après avoir perdu le goût et l’odorat, ils se protègent pour ne pas perdre la vue.

Enfin plus sérieusement, il nous a été répété maintes fois que les laboratoires pharmaceutiques étaient soi-disant capables très rapidement d’adapter leur vaccin aux nouveaux variants. C’est pourtant toujours le vaccin originel que le malade qui s’ignore, doit s’inoculer, vaccin très éloigné des besoins dus à l’omicron, ce pourquoi on multiplie dorénavant les doses. Bon courage aux futurs quadruples vaccinés du mois de février! Quelle belle confiance il faut avoir dans la science!

Frédéric Le Quer

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