L’épidémie de coronavirus rebondit

Par lundi 24 février 2020 Permalink 1

En chine, 77 000 cas de coronavirus détectés et 2 442 morts, soit 3,1 % de morts. En Italie plus (?) de 150 cas de coronavirus et 3 morts, soit 2 % de morts. L’écart de 50 % de morts en plus en Chine qu’en Italie est curieux. Il apparaît que plus il y a de personnes contaminées, plus le pourcentage de décès augmente. Il semble évident que si l’épidémie n’est pas stoppée dans la péninsule, que le nombre de cas progresse, les chiffres de mortalité se mettront au diapason de ceux de la Chine. Remarquons aussi que par rapport à la population totale de chacun des 2 pays, la rapidité de propagation est très rapide en Italie. Le coronavirus s’attrape beaucoup plus facilement que le SRAS, par exemple. Néanmoins par rapport à l’épidémie du SRAS de 2003, les chiffres de mortalité n’ont rien à voir; le taux de mortalité du SRAS a été estimé à 13,2 % chez les moins de 60 ans et à 43,3 % chez les plus de 60 ans.

Plus de carnaval de Venise, plus d’école, plus de musée, plus de foot. L’Italie du nord tourne au ralenti. Le seul vrai bilan important des dégâts relatifs au coronavirus n’est pour le moment qu’économique. Chacun comprend que s’il est économique, c’est par crainte qu’il ne soit humain. Avec 11 villes en quarantaine en Lombardie et en Vénétie, l’activité dans la plus riche région d’Italie est fortement impactée.

En France où il était jusque là possible de faire 400 diagnostics par jour, le nombre de tests sera augmenté. Si 400 personnes pouvaient faire chaque jour des tests, combien sont-elles à devoir faire des tests chaque jour? Apparemment beaucoup plus puisque qu’ils sont augmentés… Chaque département va avoir son service hospitalier consacré au coronavirus. Que faut-il comprendre? Des tas de personnes vont elles rester inactives en attendant le chaland infecté alors qu’il y a un problème récurent de manque de personnels dans les hôpitaux publics? Est-ce juste de la communication pour montrer l’implication du gouvernement? Ce n’est pas clair comme toutes les annonces gouvernementales sur tous les sujets… Mais ici acceptons-le puisque les premiers articles scientifiques sur le coronavirus validés par les pairs ont été publiés le 24 janvier 2020!

En tout cas on voit mal le coronavirus ne pas franchir les Alpes. A croire les chercheurs qui parlent d’un pic épidémiologique en avril, le virus a le temps. Espérons maintenant que comme le disait Donald Trump, le retour des beaux jours sonnera le glas de l’épidémie!

Frédéric Le Quer

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