Léon Zack (1892-1980)

Par dimanche 4 février 2018 Permalink 2

La vie et l’oeuvre de Léon Zack se confondent dans un long cheminement initiatique. Go west young man! Se dit le russe poussé par les bolcheviques à traverser l’Europe d’est en ouest, de Nijni Novgorod où il naît à Vanves où il décède, devenant français à 44 ans. Le juif ashkénaze devient catholique à près de cinquante ans et transforme avec la foi des nouveaux convertis les intérieurs de nombreuses églises alsaciennes. Le peintre, aux prises avec l’extraordinaire ébullition artistique de son temps, évolue du figuratif le plus basique, telle la toile ci-dessous, 60 x 85 cm, estimée 1000 – 1500 € chez Rossini svv en 2009 et qui ne trouve pas preneur,SAM_6161
à des portraits expressionnistes comme celui en une, 92 x 65 cm adjugé chez Aguttes à Lyon le 15 mai 2014 contre 1275 €, pour finir par une abstraction lyrique appelée aussi tachisme qui n’a rien à envier à un Zao Wou-ki ou un Chu Teh-Chun et qui est sa manière incontestablement la mieux prisée par les amateurs d’art.

Le 28 mars 2015 à Toulouse chez Marc Labarbe svv, la composition abstraite ci-dessous signée et datée 69, 73 x 100 cm, faisait 7690 €.SAM_6160

C’est donc après un cheminement intellectuel long et compliqué que Léon Zack s’exprime ainsi: « J’ai pu comprendre que l’élément figuratif n’était nullement indispensable pour m’exprimer, qu’au contraire il me gênait. »

Ci-dessous un autre tableau qui montre cette liberté créatrice en quête de laquelle il passe sa vie: huile sur toile, 97 x 130 cm vendue le 23 octobre 2017 chez Leclère ovv à Drouot 10 140 €.SAM_6159

Frédéric Le Quer