Léon Lhermitte ( 1844-1925 )

Par dimanche 22 mars 2020 Permalink 1

Léon Lhermitte est un peintre réaliste. Alors que Gustave Courbet, l’incontestable chef de file de l’école réaliste, joint à ses œuvres une critique sociale à la dimension rebelle, anarchiste, la peinture de genre de Lhermitte, issu d’un milieu plus modeste, consiste en un témoignage distancié de la vie de paysans souvent, d’ouvriers parfois, qu’il connait bien. C’est un photographe l’arrière grand-père de Thierry qui peint au même moment qu’écrit Zola. Son analyse sociologique est froide sans pathos sans misérabilisme. Son ami, l’écrivain André Theuriet le qualifie de “maître peintre des mœurs rustiques”.

Grâce à cela surement, la bourgeoise troisième république va beaucoup l’honorer tout au long de sa longue existence. Avec raison. Léon Lhermitte est un grand, reconnu d’ailleurs comme tel par Van Gogh! De nos jours le grand public l’a beaucoup oublié même si deux très grandes toiles magnifiques sont visibles à Orsay (La paye des moissonneurs) et au Petit Palais (Les halles).

Ses peintures à l’huile en salle des ventes sont rares. Mentionnons celle ci-dessous qui passa chez Ferri en 2008, “La Moisson dans la vallée”, 1904, huile sur toile signée et datée en bas à droite «L. Lhermitte/1904». Haut. 113 – Larg. 146 cm, pour laquelle il fallait mettre environ 160 000 €.
Plus récemment citons le pastel en une, “Glaneuses à Mézy”, vers 1894, 40 x 56 cm, qui trouva preneur le 10 juin 2017 à Alençon chez Orne-enchères ovv à 27 000 € ou ci-dessous, un autre dessin, pourquoi pas puisque Léon Lhermitte débuta son apprentissage à l’école impériale de dessin en 1863, étude de nu, de dos, pastel sur papier, signé et daté en bas à gauche «L. Lhermitte. 93», H. 29 cm – L. 42 cm qui fit 20 000 € le 2 octobre 2017 chez De Baecque à Drouot.
Attention néanmoins, tous les résultats de l’artiste ne sont pas aussi élogieux!

Frédéric Le Quer

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