Léon Charles Canniccioni (1879-1957)

Par dimanche 6 février 2022 Permalink

Bien qu’il fut connu dans tout Paris, qu’il eut une carrière officielle couronnée de succès, qu’il fut même lié avec le président Paul Doumer, le peintre corse Léon Charles Canniccioni est aujourd’hui un peu oublié. Son amour de la peinture le pousse à entrer à l’école des arts décoratifs en 1893 et devenir élève aux Beaux-Arts. Une crise économique dans l’île de beauté avait incité son père, berger et néanmoins homme de lettres, à s’exiler à Paris. Une chance pour le fils qui fait ses premiers pas dans l’atelier libre de Jean Léon Gérôme connu pour ses toiles orientalistes, et dans celui de Gabriel Ferrier avec qui il peint “la présentation de Jésus au temple” une oeuvre désormais dans l’église du village natal de Canniccioni, Moltifao. Sa carrière sera marquée par les honneurs et les décorations avec d’abord l’obtention au Salon de 1911 d’une bourse de voyage qui le mène en Afrique du nord, en Espagne, en Italie et le voit revenir sur sa terre natale. Mobilisé pendant la guerre de 14-18, Léon Charles Canniccioni  attend 1920 pour s’acheter un pied à terre à Ajaccio. En 1924 et 1937, il est médailler d’or au Salon des artistes français. L’état acquiert 20 de ses tableaux, quelques uns visibles au musée Fesch d’Ajaccio.

En 2014 chez Rossini svv à Paris, “Le retour du troupeau en Corse” huile sur toile rentoilée (restaurations importantes), signée en bas à droite, 125 x 200 cm, obtint près de 14 000 €. Le village corse en bord de mer ci-dessous présenté par Deburaux Du Plessis à Drouot en 2015, 50 x 65 cm, fit environ 2800 €.

Dernier exemple ci-dessous avec ces femmes corses à la fontaine (non, non, elles ne sont pas arabes!), 46 x 55 cm, qui firent chez De Baecques 5207 € le 2 mars 2019 à Marseille.

Frédéric Le Quer

 

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