L’Ennemi de classe, le gilet jaune et le COVID-19

Par samedi 29 février 2020 Permalink 1

La question que chacun a au bout des lèvres ce samedi matin et que je n’hésiterai pas à prendre à bras le corps est évidemment de savoir si le coronavirus est un gilet jaune. La réponse est aisée. Incontestablement oui et plutôt deux fois qu’une!

Il a permis de distribuer de l’argent tombé du ciel aux hongkongais. Il suspend la mondialisation pour redonner leur chance aux circuits courts. Il fait baisser l’essence à la pompe. Il perturbe grandement les élections municipales ne croyant plus en la démocratie qu’on nous vend. Il pose le doigt sur l’incongruité de la politique d’Emmanuel Macron mettant en lumière le saccage des hôpitaux publics avec leur manque de personnel, leur insuffisance de locaux adaptés aux soins, leurs petits vieux agonisant dans les couloirs, leurs malades du coronavirus qu’on a le plus grand mal à détecter, le ministre de la santé croyant même mardi dernier qu’il n’y avait pas d’épidémie en France! Et le plus beau: le covid-19 fait peur aux riches. C’est le grand retour de la métaphysique pour les nuls, de la mort sans discrimination. Plus la peine de défiler en chantant “Macron on vient de chercher chez toi”, le coronavirus s’occupe de tout.

Alors n’hésitez plus à serrer la main de l’Ennemi de classe, à embrasser sa petite famille, à postillonner au nez de sa femme! Le coronavirus aime tout le monde. C’est l’arme fatale de la vengeance du peuple, la contre-offensive après une attaque au LBD du préfet Lallement, un soutien tactique à une performance de Piotr Pavlenski. Personne n’est plus à l’abri de rien.

Frédéric Le Quer

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