Le symbole Whirlpool

Par vendredi 22 novembre 2019 Permalink 1

Les chômeurs de Whirlpool qui ont en général plus de 50 ans, vont devoir traverser la rue pour trouver du travail. Macron va régler ça, du moins avec la bouche, le président n’étant jamais avare de promesses. C’est pourtant bien à cause de gens comme lui que le secteur manufacturier est en pleine capilotade. En France, ce sont les services nous serinent ces énarques depuis des années. L’industrie c’est fini. Rappelons-nous du concept de la multinationale sans usine de Serge Tchuruk! Et ces gens ont tant fait pour détruire l’industrie française, casser des filières d’excellence que les statistiques témoignent maintenant que le pays n’a pas besoin d’ingénieurs mais de gens dont le travail consiste à porter des paquets d’un point à un autre quand la robotisation n’est plus efficiente. C’est ça l’immigration choisie, l’entrée en masse de petites mains, d’employés analphabètes! Il parait que les travailleurs d’ici ne sont pas assez compétents en cette matière… ou bien ils en ont marre de se faire exploiter. Alors on va chercher des subsahariens, des maghrébins, des asiatiques venus de pays de plus en plus improbables. Et nous gardons nos 7, 8 millions de gens qui ne travaillent pas…

Macron à Amiens tombe quand même sur un os. Whirpool est un symbole, le symbole d’un quinquennat qui a transformé un homme que les français croyaient (sondage elab) moderne (63% en 2016), courageux (57% en 2016), sympathique (51% en 2016) en un personnage prêt à tout pour conserver les avantages de sa classe sociale, en un lâche prêt à fuir en hélicoptère face aux gilets jaunes il y a juste un an, en un type antipathique méprisant ceux qui ne sont pas de son milieu. Whirlpool est le symbole des mensonges du candidat des riches. Whirlpool sera peut-être aussi le symbole de sa débâcle. Une petite chose se doit toujours de résumer l’ensemble, l’essentiel, l’air du temps.

Quant on voit même la CFDT lâcher l’exécutif, on se dit que la fin n’est plus très loin. Tous les soutiens de Macron sont à la télé et encore même là il y a sécession. Ne le supporte ni la France profonde, ni l’étranger où l’Union Européenne le rejette. Et le chef d’état en devient aigri. Son destin devient du Balzac avec la déconfiture d’un César Birotteau, du Zola avec la déconfiture d’un Aristide Saccard, du Stendhal avec la déconfiture d’un Julien Sorel. Macron n’a plus que la force des armes pour rester au pouvoir. ça ne suffira pas face à celle du peuple.

Frédéric Le Quer

Laisser un commentaire ?