Le profond pessimisme des israéliens

Par mercredi 18 septembre 2019 Permalink 15

La minuscule gauche israélienne et nos démocraties libérales occidentales sont obsédées par le renversement de Benjamin Netanyahou, le Premier ministre qui a le mieux réussi à sécuriser Israël en terme de défense. Benny Gantz semble en mesure d’y arriver lors de ces élections légisatives s’il trouve à s’allier. Si l’un est du parti de droite appelée Likoud, l’autre est de centre gauche. Si Netanyahou est accusée de tant de tricheries que les Balkany passent à coté pour des oies blanches, Gantz cultive son image d’honnête homme. Les israéliens sont las des affaires juridiques de leur premier ministre et hésitent beaucoup à le remplacer par Gantz.

Mais Gantz, c’est en fait du Netanyahou sans Netanyahou et c’est pour ça qu’il réussit si bien. Il est tout aussi représentatif des faucons que l’actuel premier ministre. Les israéliens ne veulent plus des colombes qui les jettent dans l’insécurité. Les israéliens sont au bout de 71 ans profondément pessimistes. Ils ne croient plus possible la paix avec les palestiniens. Jamais. Même s’ils savent bien que ces derniers ne sont guère aimés par le reste du monde arabe, ils savent aussi que toujours les arabes se soutiendront entre eux. Les juifs sont bien conscients qu’il ne connaîtront jamais la tranquillité aux frontières de leur pays. La bande de Gaza, par exemple qui eut pu devenir un laboratoire pour prouver au monde la capacité des palestiniens à s’en sortir avec une vraie nation, ne sert que de base avancée pour attaquer l’ennemi sioniste. Strictement rien n’a été fait pour y booster l’économie. Le ventre des femmes palestiniennes combat Israël sans relâche et sans intelligence.

Alors le peuple juif qui a connu l’espoir, l’optimisme, il y a quarante ans, en est bien revenu. Il sait que seule la force le protégera de ses ennemis. Il n’aura jamais avec ses voisins des relations normales mais devra toujours être prêt à la guerre. Ce pessimisme fondamental transforme la donne au proche orient. Un état palestinien n’y verra pas le jour. Les palestiniens se doivent de revoir leur approche vis à vis de l’état d’Israël.

Frédéric Le Quer

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