Le pouvoir craint l’obligation vaccinale

Par samedi 7 août 2021 Permalink 2

Jamais aussi bien le pouvoir que ses relais médiatiques ne poussent leurs réflexions jusqu’au bout pour éclairer la donne. Le peuple sent confusément que le jeu est truqué. Il comprend que les arrières pensées sont nombreuses à chaque décision prise, que chaque loi répond à d’autres buts que ceux avoués, ceux sur lesquels se porte le débat. C’est évident en ce qui concerne l’immigration tant le vote musulman représente maintenant un poids électoral important, voire décisif. Je n’insiste pas maintenant. Concernant la question sanitaire et l’obligation vaccinale devenues centrales cet été, deux exemples correspondent particulièrement à ce refus d’explication du pourquoi du comment.

D’abord les tergiversations de l’exécutif à propos de la vaccination sont dues à la cour de justice de la république. Les membres du gouvernement sont susceptibles d’être accusés sur le fondement d’une responsabilité purement pénale, d’actes accomplis pendant l’exercice et dans le cadre de leurs fonctions ministérielles. Si la vaccination à l’arn messager par exemple devait entraîner des séquelles graves comme par exemple un vieillissement cellulaire prématuré entraînant un cancer au bout de quelques années, le premier ministre ou le ministre de la santé pourrait être traduit devant la cour de justice de la république et encore plus si cette vaccination devenait obligatoire. Le président de la république ne peut être, lui, accusé que de haute trahison. Mais dans quelles mesures une éventuelle atteinte à la santé de français pourrait-elle être considérée comme une haute trahison, la question se pose… Aussi le pouvoir évite délibérément de rendre la vaccination obligatoire puisque les laboratoires pharmaceutiques considèrent qu’ils sont encore en phase d’expérimentation et qu’ils ne pourront pas être appelées en garantie. Il place la population dans un entonnoir pour la pousser à se faire vacciner tout en ne l’y obligeant pas pour pouvoir dire ensuite que la vaccination lui a été administrée de son plein gré.

L’autre exemple concerne la police. Les forces de l’ordre n’ont aucune obligation vaccinale alors que par exemple les soldats français en Afrique ou les pompiers en France verraient leur contrat suspendu s’ils ne se vaccinaient pas. Les syndicats de la police ont facilement obtenu cette dérogation car le pouvoir sait très bien qu’il ne tient que grâce à la mobilisation efficace et engagée des gendarmes et des CRS. Sans eux l’insurrection aurait déjà eu lieu sans que personne dans le peuple ne bouge le petit doigt pour venir au secours des dirigeants qui ne tiennent plus leur légitimité des urnes, compte tenu de l’abstention énorme, mais d’un texte constitutionnel. Les policiers ont désormais la main et comme certains d’entre eux ne souhaitent pas se faire vacciner, ils en ont le droit sous réserve de protéger le pouvoir en place.

Les institutions françaises ne tiennent qu’à un fil. Pour le moment il ne casse pas, mais jusqu’à quand?

Frédéric Le Quer

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