Le populisme pour France Culture

Par mardi 15 octobre 2019 Permalink 3

France Culture gratifiait ce matin l’auditeur d’une longue analyse du populisme. Quand l’actualité s’essouffle, c’est leur sujet de prédilection chez France Culture. Tout y est passé de Maurras, éternel Maurras qui n’intéresse personne avec son antisémitisme abject mais que la bien pensance aime agiter comme un épouvantail, aux dictateurs sud américains, du boulangisme à la “virilité” de Salvini, d’Orban à… qui vous voulez du moment que son image dans les médias mainstream est détestable, tiens Trump, par exemple. Rassurez-vous, ils n’ont pas oublié Le Pen! Enfin, vous voyez le topo! Curieusement l’invité en arrivait même à servir de modérateur à l’interviewer qui finira à n’en pas douter par être décoré par Macron pour ses bons et loyaux services. Business as usual!

Justement Emmanuel Macron était cité comme l’exemple type du progressiste. Ce n’est pourtant pas si évident de voir un quelconque progrès dans le macronisme mais Macron-progressisme est un axiome inutile à démontrer pour ces gens là. D’ailleurs du progressisme à aucun moment personne n’a cherché à s’y intéresser. Inutile d’en parler, il est paré de toutes les vertus. Le mot est positif en soi. C’est parfait comme ça. Qui peut être contre un progrès qui véhicule l’idée d’amélioration. Et pourtant avec progressisme d’amélioration il n’y en a pas pour le peuple. Mais l’émission ne s’est pas intéressée à ce qui motivait le populisme. Jamais. Les rapports de cause à effet ne sont par leur truc. Critiquer les élites est pour eux démagogiques. Ces médias les admirent. C’est leur intérêt bien compris. Pourtant leur “progressisme” correspond à nos trente dernières années, à tous ces virages ratés, à une construction européenne qui aurait pu avoir du charme et qui est devenu détestable, à la main mise de l’oligarchie sur le processus démocratique, à la disparition des identités, à des migrations qui ne profitent qu’aux riches…

Mais peu importe, il s’agissait ce matin de résolument s’en prendre au populisme, et de nier l’évidence qu’il s’agissait fondamentalement d’une réaction contre leur “progressisme” qui a échoué.

Frédéric Le Quer

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