Le parti communiste français

Par mercredi 25 septembre 2019 Permalink 1

Le parti communiste voudrait-il revenir à l’avant de la scène politique française? L’un de ses membres les plus éminents, député, parfait inconnu néanmoins pour l’ensemble des français, appelé Fabien Roussel, dernier rejeton de 50 ans quand même d’une lignée familiale communiste, vient de déclarer sur France 3 Hauts de France: ” Je suis pour stopper l’immigration organisée par les traités libéraux de Bruxelles qui mettent les ouvriers, les salariés en concurrence entre eux.”

Cela prend les airs d’un virage vers les anciennes positions de Georges Marchais qui disait: “« Quant aux patrons et au gouvernement français, ils recourent à l’immigration massive, comme on pratiquait autrefois la traite des Noirs, pour se procurer une main-d’œuvre d’esclaves modernes, surexploitée et sous-payée », n’hésitant pas à conclure: “C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage”.

Ne nous réjouissons pas trop vite! Depuis que la ligne immigrationniste mondialiste a été prise au parti communiste français il y a toujours eu des sons discordants qui se sont faits entendre comme, par exemple, celui de Patrice Carvalho qui s’est opposé au droit de vote des étrangers en des termes forts: “L’intégration ne se fait pas par le vote, mais en parlant la langue et en participant à la vie collective”. Ou encore André Gérin qui sur son blog déclarait: “l’immigration n’est pas une chance pour la France”, “limiter y compris l’immigration régulière devient vital face à une situation intenable et explosive dans des centaines de villes populaires”.

De ces déclarations du début des années 2000, rien n’est resté. Le parti communiste a disparu un peu plus encore préférant plaire à une bien pensance qui l’a complètement phagocyté que défendre les couches populaires françaises. Il y a pourtant un créneau idéologique à prendre, celui que Marine Le Pen avait tenté de récupérer sous l’égide de Florian Philippot et où elle s’est plantée à cause de son incapacité à diffuser des idées peut-être trop loin d’elle. Du coup, le rassemblement national est en train de tourner tendance Marion Maréchal, soit un ersatz du RPR des années 80.

Les français de souche qui vivent mal aujourd’hui l’abjecte mondialisation qui leur est imposée ne sont pas représentées. La France des gilets jaunes, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, pourrait en partie se retrouver dans un parti communiste façon Georges Marchais, un parti prenant radicalement fait et cause pour une classe sociale délaissée, prise pour une conne par l’oligarchie.

Il est temps de remettre à la mode du XXIe siècle la dictature du prolétariat pour effrayer la ploutocratie. Il est temps de reconsidérer la lutte des classes comme un vecteur essentiel de l’histoire. Et à l’inverse de ce qu’écrit Marx dans “Le manifeste communiste”, il est temps de soutenir haut et fort que les ouvriers ont une patrie et que c’est uniquement dans ce cadre que leur situation sera défendue et améliorée.

Frédéric Le Quer

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