Le monde d’après, dur, dur!

Par mercredi 20 mai 2020 Permalink 1

Le monde d’après ne s’arrange pas en particulier dans le monde économique et financier!

Tous les médias, par exemple, se sont faits l’écho d’une start up américaine, Moderna, qui avait quasiment découvert le vaccin contre le coronavirus en début de semaine. Et bien deux jours plus tard, les résultats de l’entreprise se révèlent plutôt piteux; elle avait “simplement” embelli le tableau du fait de son augmentation de capital sur le Nasdaq… Elle aurait encore plus d’un an de travail avant que son vaccin ne soit opérationnel si il l’est un jour! Et après nos journaux viendront se plaindre des fake news sur les réseaux sociaux!

Sinon ces derniers jours sont absolument catastrophiques au niveau économique. Les cas critiques se multiplient. Quand Rolls Royce annonce la suppression de 9000 emplois, les salariés de chez le concurrent français Safran ne peuvent que se demander ce qui va leur arriver inéluctablement. Renault s’acharne non seulement à éviter de rapatrier ses usines, mais cherche encore à les fermer en France. La distribution de La Halle Aux Chaussures à Conforama est en arrêt cardiaque. Quant aux petits artisans ou petits chefs d’entreprise un peu fragiles, les banques ont décidé de leur couper les vannes du crédit quoiqu’on nous fasse croire partout.

Si les banques ne prêtent pas ce n’est pas un hasard. La société Générale a perdu depuis le 1er janvier 60% de sa valeur en bourse, BNP Paribas 65% de sa valeur, Crédit Agricole, 45% de sa valeur, le cours de CNP assurance a été divisé par 2, etc… D’après l’agence de notation Standard & Poors, la crise du coronavirus “aura un impact important sur la qualité des actifs, le chiffre d’affaires, la rentabilité, la liquidité et éventuellement, la capitalisation” des banques françaises. “La liquidité”… Tout est dit.

De son coté la ministre du travail estime que si les licenciements étaient interdits dans les multinationales recevant des aides de l’état, cela favoriserait le… chômage! Nos dirigeants avec de tels raisonnements démontrent qu’ils n’ont pas fait évoluer d’un poil leur idéologie. Les pauvres n’ont pas fini de payer leur confinement.

Macron reste plus que jamais le président des riches.

Frédéric Le Quer

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