Le masque et Raoult

Par mardi 15 septembre 2020 Permalink 1

Le masque dans la rue est un peu porté n’importe comment comme un premier signe de l’agacement populaire. Didier Raoult explique d’ailleurs qu’à part dans les hôpitaux pour le personnel soignant, le port du masque obligatoire dans l’espace public est une mesure politique. Et les français, à en croire ceux que je croise dans Paris, semblent profondément d’accord et très loin de penser qu’il en va de leur santé.

Si les voitures disparaissent de plus en plus du centre de la capitale, vélos et trottinettes se multiplient comme une façon d’éviter le masque. Du coté des piétons, ceux qui ne courent pas en basket soufflant leur haleine dans le cou de ceux qu’ils dépassent, le sentiment quasi général apparaît comme celui de la peur du gendarme. Le masque n’est jamais très loin, à porter de main, à porter de nez pour donner le change par une explication plus ou moins alambiquée en cas de contrôle de police. Mais avouons malgré ce que disent les journaux qu’il est rarement mis comme il faut couvrant de visage d’en dessous les yeux au menton. Il y a ceux qui le portent comme un brassard, enroulé autour du biceps ou ceux qui le portent comme un bracelet. Il y a ceux qui le laissent pendre à une oreille oubliant d’accrocher le second élastique. Il y a ceux très nombreux qui le portent sous le menton comme pour camoufler un goitre disgracieux.  Et enfin la masse des parisiens qui le porte sous le nez.

Le premier ministre Jean Castex cherche à faire peur aux français sans y parvenir. Ses oukases se multiplient dans une certaine indifférence si ce n’était la peur de l’amende de 135 €. Les ridicules mesures préfectorales d’hier contraignant sauvagement les citoyens à Marseille et à Bordeaux dans l’espoir de voir le reste de la France prise de panique et donc soumise à ses dirigeants n’ont eu aucun impact sur l’opinion publique. Les décisions arbitraires qui s’enchaînent depuis six mois empêchent tout consensus. Le professeur Raoult dit que la mutation actuelle du virus le rendrait moins agressif. Mauvaise nouvelle pour le gouvernement car si les décès journaliers ne croissent pas rapidement, l’état aura bien du mal à tenir le peuple prisonnier de la crise sanitaire comme il aimerait pour éviter la crise sociale.

Frédéric Le Quer

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